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Le monde / Afrique

Nobel de la paix 2026 : la juriste sud-africaine Navi Pillay distinguée

Le prix Nobel de la paix 2026 a été attribué vendredi à Oslo à la juriste sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay, 85 ans, pour sa contribution à la promotion de la paix et du droit international. Ancienne Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, elle a présidé la commission d'enquête onusienne sur les territoires palestiniens et Israël.

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Nobel de la paix 2026 : la juriste sud-africaine Navi Pillay distinguée

Le prix Nobel de la paix 2026 revient à Navanethem « Navi » Pillay. La juriste sud-africaine, âgée de 85 ans, a été désignée vendredi 9 octobre à Oslo par le Comité Nobel, « pour sa contribution aux efforts de promotion de la paix et du droit international », rapporte l'APS, dont l'information est également relayée par Pressafrik.

Le président du Comité, Jørgen Watne Frydnes, a estimé que la lauréate avait « joué un rôle déterminant » pour que les crimes de guerre fassent l'objet de poursuites, saluant son courage et son intégrité. Navi Pillay a notamment présidé la commission d'enquête indépendante des Nations unies sur les atteintes aux droits humains dans les territoires palestiniens et en Israël. Mandatée par le Conseil des droits de l'homme, cette commission a accusé Israël de génocide dans la bande de Gaza.

Née à Durban dans une famille d'origine indienne tamoule, elle a grandi sous l'apartheid. En 1967, elle devient la première femme à ouvrir un cabinet d'avocats dans sa province du Natal, et défend des opposants au régime ségrégationniste. En 1994, à l'arrivée de Nelson Mandela au pouvoir, elle entre à la Cour suprême sud-africaine, première femme de couleur à y siéger.

Sa carrière se poursuit ensuite sur la scène internationale : Tribunal pénal international pour le Rwanda, Cour pénale internationale de 2003 à 2008, puis Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme, qu'elle dirige de 2008 à 2014.

Selon l'APS, elle est la cinquième personnalité sud-africaine à recevoir cette distinction. Dans un monde où les guerres se multiplient, le Comité fait valoir que le droit international ne saurait plus être tenu pour un simple complément à la paix et à la sécurité.

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