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Politique

Patrimoine bâti de l’État : Yaya Abdoul Kane fait des révélations sur les baux de la Cité Fayçal et deux villas au Point E

Auditionné par la commission d’enquête parlementaire, l’ancien directeur général de la Société de gestion du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), Yaya Abdoul Kane, a livré plusieurs révélations sur la gestion passée du patrimoine immobilier public.

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Patrimoine bâti de l’État : Yaya Abdoul Kane fait des révélations sur les baux de la Cité Fayçal et deux villas au Point E

Auditionné par la commission d’enquête parlementaire, l’ancien directeur général de la Société de gestion du patrimoine bâti de l’État (Sogepa), Yaya Abdoul Kane, a livré plusieurs révélations sur la gestion passée du patrimoine immobilier public. Selon des propos rapportés par L’Observateur, son audition a notamment porté sur la validité de certains baux, les conditions d’attribution de deux villas situées au Point E à Serigne Bassirou Guèye, ancien procureur de la République de Dakar et ex-président de l’Office national de lutte contre la fraude et la corruption (Ofnac), ainsi que sur la situation de biens immobiliers dans plusieurs quartiers de la capitale.

Au cœur de ses déclarations figure le dossier de deux villas situées au Point E, dont les conditions d’attribution ont été évoquées devant les députés. D’après Yaya Abdoul Kane, ces propriétés auraient été concédées à Serigne Bassirou Guèye dans le cadre de baux emphytéotiques d’une durée de 99 ans, pour un loyer mensuel de 100 000 francs CFA. Une décision qui aurait été prise sur instruction de l’ancien président de la République, Macky Sall.

« Nous avons reçu ordre de l’autorité pour accorder un bail emphytéotique à Serigne Bassirou Guèye », aurait déclaré l’ancien responsable devant les membres de la commission parlementaire. Cette affirmation soulève des interrogations sur les procédures suivies pour la mise à disposition de biens appartenant au patrimoine immobilier de l’État, notamment sur les modalités de décision et les conditions financières retenues.

Autre élément avancé par Yaya Abdoul Kane : les deux villas ne figuraient pas dans l’inventaire du patrimoine immobilier de l’État établi par ses services. Cette absence, selon ses déclarations rapportées par la presse, pose la question de la traçabilité de ces propriétés et de leur prise en compte dans les documents administratifs chargés de répertorier les biens publics.

L’ancien patron de la Sogepa a également évoqué des difficultés liées à certains baux dans les quartiers de Mermoz et de Fann. Si les détails de ces dossiers ne sont pas précisés dans les éléments rapportés, leur évocation élargit le champ des interrogations sur la gestion des occupations immobilières et les conditions dans lesquelles certains biens publics ont été attribués ou mis à disposition.

La question de la récupération du patrimoine immobilier des Aéroports du Sénégal (ADS) a aussi été abordée lors de son audition. Yaya Abdoul Kane a notamment fait référence à des biens situés à Dakar, devenus inutiles après le transfert des activités aéroportuaires vers l’aéroport international Blaise-Diagne, à Diass. Le devenir de ces propriétés constitue un enjeu de gestion pour les pouvoirs publics, appelés à assurer une utilisation rationnelle des biens immobiliers qui ne sont plus affectés à leur fonction initiale.

Ces déclarations interviennent dans le cadre des travaux de la commission d’enquête parlementaire, qui cherche à faire la lumière sur plusieurs aspects de la gestion du patrimoine bâti de l’État. Les informations rapportées mettent en avant des questions relatives à la régularité des baux, à la transparence des procédures d’attribution et à la fiabilité de l’inventaire des biens publics.


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