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Politique

Thierno Alassane Sall critique Abdou Diouf et Abdoulaye Wade et appelle à la vérité pour la paix

Thierno Alassane Sall, ancien ministre sénégalais et figure politique éminente, a vivement critiqué les anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pour leurs positions sur le dialogue et l'amnistie. Dans une déclaration poignante, il a souligné…

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Thierno Alassane Sall critique Abdou Diouf et Abdoulaye Wade et appelle à la vérité pour la paix

Thierno Alassane Sall, ancien ministre sénégalais et figure politique éminente, a vivement critiqué les anciens présidents Abdou Diouf et Abdoulaye Wade pour leurs positions sur le dialogue et l'amnistie. Dans une déclaration poignante, il a souligné l'assassinat impuni de Babacar Sèye, vice-président du Conseil constitutionnel, qualifiant ce crime d'odieuse tache dans l'histoire politique du Sénégal.

Sall a accusé les précédents dialogues et lois d'amnistie d'avoir permis à leurs commanditaires de piller l'État et la République. Il a déploré que ces initiatives n'aient pas favorisé un véritable progrès, mais aient plutôt conduit au pillage à grande échelle du pays.

Il a également critiqué le manque de compassion envers les migrants qui risquent leur vie en mer, soulignant que les anciens dirigeants n'ont pas entendu leurs cris de détresse.

Sall a pointé du doigt une "démocratie de l'impunité" où les mêmes acteurs politiques, d'hier et d'aujourd'hui, cherchent à maintenir un système injuste. Il a également accusé Abdou Diouf et Abdoulaye Wade, ainsi que Macky Sall, de collaborer dans leurs ambitions personnelles et claniques, au détriment de la Constitution et de la justice équitable.

Pour Sall, le véritable dialogue et la paix ne peuvent être atteints que par la vérité et le respect de la Constitution. Il a souligné que le 3 avril 2024 aurait dû être un nouveau départ, marqué par la libération des prisonniers injustement détenus et la restauration de la justice équitable. Cependant, il a exprimé sa crainte que les accords en cours n'aboutissent à une impunité généralisée.

En conclusion, Sall a réaffirmé que les conditions d'un dialogue sincère et inclusif exigent le respect de la Constitution et le départ de Macky Sall. Il a mis en garde contre une paix illusoire qui ne repose pas sur la vérité, soulignant que la véritable paix doit être fondée sur la justice et la transparence.

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