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Politique

France : Impact "marginal" des coups d'État au Sahel sur les entreprises, selon le Medef

Les récents coups d'État survenus au Niger, au Burkina Faso et au Mali depuis 2020 n'ont eu qu'un effet "marginal" sur les entreprises françaises opérant en Afrique, affirme le président du comité Afrique au sein du Medef International, Philippe Labonne.…

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France : Impact "marginal" des coups d'État au Sahel sur les entreprises, selon le Medef

Les récents coups d'État survenus au Niger, au Burkina Faso et au Mali depuis 2020 n'ont eu qu'un effet "marginal" sur les entreprises françaises opérant en Afrique, affirme le président du comité Afrique au sein du Medef International, Philippe Labonne.

Selon M. Labonne, il s'agit davantage d'une perte d'opportunités que d'une contraction significative des activités économiques. Les événements politiques ont engendré des perturbations sur l'activité des entreprises en raison de l'incertitude ambiante, mais celles-ci n'ont pas annoncé de sortie définitive de ces pays.

Le régime militaire au Niger, succédant à deux coups d'État au Mali en 2020 et 2021 et au Burkina Faso en 2020, a entraîné des perturbations, mais sans conséquences majeures sur les intérêts économiques français dans la région.

Malgré les sanctions imposées par la Communauté des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et la suspension des aides au développement par la France, les entreprises françaises maintiennent leur présence dans ces pays.

Philippe Labonne souligne que les entreprises comme Sogea ou Eiffage réduisent leurs activités dans ces zones en raison de l'instabilité politique, mais ne se retirent pas complètement. Le Mali compte environ 125 filiales et sociétés à capitaux français, le Burkina Faso une cinquantaine, et le Niger une trentaine.

L'impact de ces coups d'État sur les entreprises françaises est atténué par le fait que ces pays ne représentent qu'une part relativement faible de leur activité globale. Pour illustrer cela, M. Labonne compare la taille économique du Niger à celle de Kano, la deuxième ville du Nigeria.

Malgré les défis, Philippe Labonne recommande aux entreprises françaises ayant une solide assise financière de rester en place et d'adapter leur stratégie pour faire face aux crises politiques récurrentes en Afrique. Il souligne également l'importance de prendre des mesures pour réduire la voilure lorsque cela est nécessaire.

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