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Jeux africains Accra-2024 : L'entraîneur des U20 à cœur ouvert

Dans un entretien accordé à Seneweb, Serigne Saliou Dia, le sélectionneur de l'équipe nationale U20, revient sur l'objectif du Sénégal aux Jeux africains d'Accra prévus du 8 au 24 mars 2024. Il a aussi abordé les raisons pour lesquelles certains joueurs…

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Jeux africains Accra-2024 : L'entraîneur des U20 à cœur ouvert

Dans un entretien accordé à Seneweb, Serigne Saliou Dia, le sélectionneur de l'équipe nationale U20, revient sur l'objectif du Sénégal aux Jeux africains d'Accra prévus du 8 au 24 mars 2024. Il a aussi abordé les raisons pour lesquelles certains joueurs ont été libérés pour rejoindre leurs clubs respectifs, entre autres.

En perspective des Jeux africains Accra-2024, l’équipe nationale du Sénégal des moins de 20 ans, dont vous êtes le coach, a entamé la dernière phase de préparation depuis le 26 février dernier. Avec  autant de changements dans l'effectif, comment faire adhérer à un projet collectif tous les joueurs  ?
Je pense que depuis un mois, on a commencé la dernière phase du stage. Elle a été précédée par d'autres. La première, il s'agissait de repérer des joueurs dans le championnat local. Après, on s'est projeté chez les U17 qui jouent régulièrement. Maintenant, c'est la sélection finale. Je peux vous dire qu'on est sur la dernière ligne droite. En principe, ce n'est pas du tout facile de mettre en place une nouvelle équipe. Certes, les U17 comprennent mieux le projet. Il faudra juste essayer de travailler davantage et ça va nous permettre de mettre en place une belle équipe. Je reste optimiste, car j'ai des joueurs très compétitifs.

En pleine préparation, certains joueurs étaient libérés pour rejoindre leurs clubs respectifs. Pourquoi ?    
Je pense que ce n'est pas méchant de laisser les joueurs aller jouer dans leurs clubs respectifs. Depuis quelques années, c'est la stratégie, puisque ça va les aider  à avoir plus de minutes dans les jambes. C'est  important qu'ils aient joué. D'autant plus que le championnat était arrêté depuis un bon moment. Il ne faut pas oublier que ces joueurs sont des employés. D’ailleurs, leurs clubs comptent sur eux.

À un moment donné, le Sénégal trônait sur le toit de l'Afrique dans toutes les catégories confondues. Le scénario semble avoir changé. Que faire pour reprendre notre leadership, vu que le Sénégal n'est pas  novice ?
Ce qui est important pour nous, c'est de bâtir une équipe. Nos prédécesseurs ont effectué un travail remarquable dans cette catégorie. On a pris le train en marche. L’objectif, c'est d'aller imposer l'équipe dans cette compétition dont le Sénégal n'est pas novice. Notre participation va nous donner des certitudes sur nos objectifs. D'autres compétitions sont devant nous, il s'agit du tournoi de l'Ufoa qualitatif à la Coupe d'Afrique. Mais pour la Coupe du monde, on peut compter sur l'équipe.

Quels sont vos rapports avec les jeunes  joueurs et quels sont les moments les plus mémorables  de votre carrière  d'entraîneur ?

Les joueurs sont nos enfants, c'est encore une fierté. Le métier d'entraîneur est très noble. Il y a beaucoup d'affection entre nous. J'ai beaucoup de relations humaines avec mes joueurs. Ils ont besoin de conseils, d'être encadrés et appuyés. C'est pour cela qu'on se donne corps et âme. 
Dans ces catégories, on vise à construire de bons joueurs qui pourront être appelés chez les U23, voire l'équipe nationale A. L'essentiel pour nous est de fournir tous les ingrédients nécessaires sur le plan tactique et technique. Au-delà d'être joueur, il faut d'abord être un homme. 
J'ai eu beaucoup de souvenirs dans ma carrière d'entraîneur. Le fait le plus marquant, c'est la Coupe d'Afrique des U17 qu'on a gagnée face au Maroc. Toutes les catégories avaient fini de gagner. On était les derniers. Donc, il fallait suivre leurs pas.   

Quel discours tenez-vous aux joueurs qui auront probablement une grande importance pour amener de l’impact sur les fins de match ? 
Le discours, ce n'est pas seulement le jour du match. Nous travaillons pour un projet. Et le projet ce n'est pas pour l'entraîneur, mais plutôt pour les joueurs. Si le staff réussit à le leur mettre dans la tête, sûrement ils auront les mêmes objectifs que nous. Ils vont se battre et nous irons jusqu'au bout de nos rêves.
 Comme vous le savez, l'équipe nationale est un rêve pour tous les gamins. Si l'entraîneur te choisit parmi ceux qui vont défendre les couleurs... Le Sénégal a beaucoup de talents. Nous pouvons avoir trois sélections.

Avez-vous rencontré des difficultés particulières au cours de votre carrière d'entraîneur ?
Affirmatif ! Je pense que dans la vie, tout entraîneur a eu des difficultés. Je garde toujours un mauvais souvenir, après notre victoire aux Jeux africains de 2015. À la veille de notre départ, on avait un joueur qui est décédé suite à un arrêt cardiaque. C'était très compliqué pour nous. Je n'oublierai jamais.

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