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Le monde / Afrique

Guinée : L'Opposition exige le retour des civils au pouvoir avant fin 2024

L'opposition politique et la société civile en Guinée ont intensifié leur pression sur la junte militaire au pouvoir, exigeant le respect du calendrier de transition et le retour des civils à la tête du pays avant la fin de l'année 2024. Depuis 2021, suite…

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Guinée : L'Opposition exige le retour des civils au pouvoir avant fin 2024

L'opposition politique et la société civile en Guinée ont intensifié leur pression sur la junte militaire au pouvoir, exigeant le respect du calendrier de transition et le retour des civils à la tête du pays avant la fin de l'année 2024.

Depuis 2021, suite au coup d'État militaire en Guinée, les militaires ont pris le contrôle du pays, promettant initialement un retour rapide à un gouvernement civil. Cependant, mi-mars, le Premier ministre a annoncé que cette transition prendrait plus de temps que prévu, repoussant le retour des civils au pouvoir jusqu'en 2025.

Face à cette prolongation de la transition, les Forces vives de Guinée (FVG), regroupant les principaux partis politiques de l'opposition et des organisations de la société civile, ont exprimé leur désapprobation. Ils ont vivement condamné la décision de la junte de ne pas respecter l'accord conclu avec la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) pour organiser des élections présidentielles en décembre 2024.

Dans un communiqué, ils ont souligné le manque de progrès dans la transition, dénonçant l'absence de projet de constitution, de code électoral, d'organe de gestion des élections et de fichier électoral. De plus, ils ont accusé la junte de violations des libertés publiques et de harcèlement à l'encontre des leaders politiques.

L'opposition et la société civile ont appelé à la restauration des libertés publiques et au retour à l'ordre constitutionnel avant la fin de l'année 2024. Ils ont averti qu'ils ne reconnaîtraient plus les militaires au pouvoir passé ce délai.

Parmi leurs exigences figurent la mise en place d'un Organisme de gestion électorale (OGE) indépendant et consensuel, la révision de l'ancienne Constitution de 2010 et du code électoral, ainsi que la soumission de ces révisions à un référendum.

La situation en Guinée reste tendue alors que l'opposition et la société civile intensifient leur pression sur la junte militaire. Le respect du calendrier de transition et le retour des civils au pouvoir demeurent des enjeux cruciaux pour l'avenir politique et démocratique du pays.

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