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Demande de Report de l'Audience pour la Levée de l'Immunité de Mohamed Bazoum : Les Avocats Contestent les Conditions de Procédure

Les avocats du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, retenu captif par les militaires ayant pris le pouvoir en juillet dernier, ont soumis une requête à la plus haute juridiction du pays pour reporter l'audience concernant la levée de son immunité…

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Demande de Report de l'Audience pour la Levée de l'Immunité de Mohamed Bazoum : Les Avocats Contestent les Conditions de Procédure

Les avocats du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, retenu captif par les militaires ayant pris le pouvoir en juillet dernier, ont soumis une requête à la plus haute juridiction du pays pour reporter l'audience concernant la levée de son immunité présidentielle. Cette demande, détaillée dans un courrier consulté par l'AFP ce mardi, soulève des préoccupations majeures quant au respect des droits de la défense et à la validité de la procédure en cours.

La cour d'Etat, nouvellement instituée par le régime militaire en novembre dernier, est chargée de se prononcer le 10 mai sur la levée de l'immunité de Mohamed Bazoum, accusé de "haute trahison" et d'"atteinte à la sûreté" du pays depuis mi-août. Cependant, les avocats affirment que leur client n'a pas été informé correctement de la procédure en cours et n'a pas eu la possibilité de communiquer librement avec eux, ce qui constitue une violation flagrante des droits de la défense.

Dans leur courrier daté du 23 avril, les avocats de Mohamed Bazoum ont insisté sur l'importance fondamentale du respect de ce principe, soulignant que le non-respect de ces droits par la cour d'Etat constituerait une grave injustice. Ils ont également exprimé leurs craintes quant aux conséquences d'une éventuelle décision de lever l'immunité présidentielle de leur client, affirmant que cela légitimerait des actes de complicité et dissimulerait les événements entourant le coup d'État de juillet 2023.

Les avocats ont également remis en question la prétendue "qualité d'ancien président" de Mohamed Bazoum, soulignant qu'il n'avait jamais formellement démissionné de ses fonctions.

Cette demande de report de l'audience intervient après une série d'actions entreprises par les avocats de M. Bazoum pour défendre ses droits et contester les conditions de sa détention. En avril, ils ont sollicité l'intervention de la Cour de justice de la Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest (Cedeao) pour exiger sa libération.

La semaine dernière, une fille de Mohamed Bazoum a publiquement accusé son prédécesseur, Mahamadou Issoufou, d'être le cerveau du coup d'État militaire.

Alors que Mohamed Bazoum et son épouse, Haziza Bazoum, restent détenus dans des conditions difficiles à la résidence présidentielle de Niamey, leur fils, Salem Bazoum, a été libéré en janvier dernier.

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