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Justice

Procès Bah Diakhaté et Imam Ndao : Me El Hadj Diouf dénonce un "procès de la honte" pour Ousmane Sonko

Le procès de l’activiste Bah Diakhaté continue de susciter des débats animés au tribunal de Dakar. Lors de sa plaidoirie, l’avocat Me El Hadj Diouf a vivement critiqué la démarche du parquet et l'impact de cette affaire sur la figure politique d'Ousmane…

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Procès Bah Diakhaté et Imam Ndao : Me El Hadj Diouf dénonce un "procès de la honte" pour Ousmane Sonko

Le procès de l’activiste Bah Diakhaté continue de susciter des débats animés au tribunal de Dakar. Lors de sa plaidoirie, l’avocat Me El Hadj Diouf a vivement critiqué la démarche du parquet et l'impact de cette affaire sur la figure politique d'Ousmane Sonko. « L'homosexualité fait partie des actes contre nature. Il est puni par le code pénal sénégalais. Ce procès est le procès de la honte pour Ousmane Sonko. Ça ne l'honore pas. "Lou yeungal Gal. Bah Diakhaté mo yeungal gal gui". Dans ce pays, il y a des intouchables », a-t-il déclaré devant le juge.

Selon Me El Hadj Diouf, le parquet a commis une erreur en poursuivant injustement les prévenus. « Quand un maître des poursuites se trompe, alors c'est grave. Car c'est lui qui est le garant de la liberté. Le Premier ministre n'a aucune prérogative spéciale. Au Sénégal, nous avons un président auprès du Premier ministre. En réalité, on a voulu punir Bah Diakhaté pour qu'il se taise. Condamnez-le à 1000 ans, il va continuer à parler !», a-t-il martelé.

En ce qui concerne l'Imam Cheikh Tidiane Ndao, Me El Hadj Diouf a souligné l'absence de fondement solide pour les poursuites engagées contre lui. « Imam Ndao a donné une leçon à Sonko et cette leçon dérange. Aujourd'hui, je les prends pour des victimes », a-t-il argumenté, dénonçant ce qu'il considère comme une tentative de museler des voix dissidentes.

Le procès, marqué par des échanges houleux et des positions tranchées, a été mis en délibéré au 3 juin 2024, suite à la demande de liberté provisoire introduite par la défense. L’affaire reste un point de friction dans le paysage politique sénégalais, où les questions de liberté d'expression et de respect des institutions continuent de provoquer de vives réactions.

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