Flash info
Le Dakarois Quotidien N°858 – 29/10/2026Le Dakarois Sports N°858 – 29/10/2026Propos contre Sonko : Babacar Ba appelle au respect des principes démocratiquesMédicaments à usage humain : un projet de décret encadre l’autorisation de mise sur le marchéJOJ Dakar 2026 : la Primature met l’accent sur les secours, le transport et l’héritage des JeuxSécurité civile : l’État veut une compagnie de secours opérationnelle dans chaque départementArtisanat : un recensement national et un fonds de financement à l’étudeRelance économique : le Gouvernement appelé à accélérer les projets et l’apurement de la dette intérieureJOJ Dakar 2026 : le Sénégal se prépare à accueillir le monde sportifConseil des ministres du 28 octobre : JOJ, relance économique et soutien à l’artisanat au cœur des prioritésHamidou Anne ferme la porte à un rapprochement entre Macky Sall et Diomaye FayeJOJ Dakar 2026 : six pistes pour que l'artisanat sénégalais soit l'héritage durable des JeuxParcelles Assainies : 33 interpellations et 22 personnes déférées après une opération « coup de poing »Gaz naturel : Abdourahmane Diouf veut renforcer les partenariats stratégiques du Sénégal avec les pays exportateursKédougou : une attaque armée dans un site minier fait un blessé et 6,7 millions de FCFA disparaissentLe Dakarois Quotidien N°858 – 29/10/2026Le Dakarois Sports N°858 – 29/10/2026Propos contre Sonko : Babacar Ba appelle au respect des principes démocratiquesMédicaments à usage humain : un projet de décret encadre l’autorisation de mise sur le marchéJOJ Dakar 2026 : la Primature met l’accent sur les secours, le transport et l’héritage des JeuxSécurité civile : l’État veut une compagnie de secours opérationnelle dans chaque départementArtisanat : un recensement national et un fonds de financement à l’étudeRelance économique : le Gouvernement appelé à accélérer les projets et l’apurement de la dette intérieureJOJ Dakar 2026 : le Sénégal se prépare à accueillir le monde sportifConseil des ministres du 28 octobre : JOJ, relance économique et soutien à l’artisanat au cœur des prioritésHamidou Anne ferme la porte à un rapprochement entre Macky Sall et Diomaye FayeJOJ Dakar 2026 : six pistes pour que l'artisanat sénégalais soit l'héritage durable des JeuxParcelles Assainies : 33 interpellations et 22 personnes déférées après une opération « coup de poing »Gaz naturel : Abdourahmane Diouf veut renforcer les partenariats stratégiques du Sénégal avec les pays exportateursKédougou : une attaque armée dans un site minier fait un blessé et 6,7 millions de FCFA disparaissent
Le monde / Afrique

Présidentielle en Tunisie : Un scrutin "joué d'avance" ?

La Tunisie se prépare pour l'élection présidentielle du 6 octobre, un rendez-vous électoral qui suscite peu d'espoir parmi les observateurs et une partie de l'opposition. En effet, seuls trois candidats, dont l'actuel président Kais Saied, ont été retenus…

🎧 Écouter l’article 0:00 / 0:00
0 écoute
Présidentielle en Tunisie : Un scrutin "joué d'avance" ?

La Tunisie se prépare pour l'élection présidentielle du 6 octobre, un rendez-vous électoral qui suscite peu d'espoir parmi les observateurs et une partie de l'opposition. En effet, seuls trois candidats, dont l'actuel président Kais Saied, ont été retenus par l'Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (Isie). Les deux autres candidats sont Zouhair Maghzaoui, un ancien député panarabe, et Ayachi Zammel, chef d'un petit parti peu connu. Pour de nombreux experts, ce scrutin semble déjà décidé en faveur de M. Saied, qui brigue un deuxième mandat.

Kais Saied, élu démocratiquement en 2019, a rapidement pris un tournant autoritaire en s'accaparant tous les pouvoirs en juillet 2021. Depuis, il a modifié la Constitution, introduisant un régime ultraprésidentialiste où le Parlement est largement affaibli. Cette concentration des pouvoirs a été vivement critiquée par l'opposition, qui accuse Saied de vouloir instaurer un régime autocratique.

Les conditions de participation à l'élection ont été particulièrement restrictives, obligeant les candidats à recueillir des parrainages parmi les parlementaires, les élus locaux ou les électeurs, une tâche décrite comme herculéenne par certains experts. De plus, l'Isie exigeait un extrait de casier judiciaire (B3), ce qui a conduit plusieurs candidats à dénoncer des obstacles administratifs.

Plusieurs figures de l'opposition ont vu leurs candidatures rejetées ou ont été dissuadées de participer. Parmi eux, Abir Moussi, cheffe du Parti destourien libre, qui est actuellement en détention pour complot contre l'État. D'autres, comme Mondher Zenaïdi, ancien ministre sous Ben Ali, étaient considérés comme des challengers potentiels mais n'ont pas été retenus.

Certains candidats, dont le militant Safi Saïd, ont renoncé en raison de la difficulté à recueillir les signatures nécessaires. Kamel Akrout, ancien conseiller à la sécurité nationale, a également abandonné, critiquant une élection qu'il estime inéquitable.

Avec seulement deux candidats face à Saied, l'élection présidentielle du 6 octobre s'annonce comme une formalité pour le président sortant. Les critiques se multiplient, dénonçant une compétition déloyale où les principaux adversaires ont été écartés, soit par des manœuvres administratives, soit par des arrestations.

La Tunisie, autrefois perçue comme un modèle de transition démocratique après la révolution de 2011, semble s'enfoncer dans une voie autoritaire, avec une élection qui pourrait bien entériner un pouvoir concentré entre les mains d'un seul homme. La perspective d'une alternance démocratique semble s'éloigner, au grand dam d'une partie de la population et de l'opposition.

Commentaires (0)

Soyez le premier à commenter cet article.