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Politique

Polémique autour de l'ouvrage « L'idée de la Casamance autonome » : la réaction virulente d'Ousmane Sonko

Ces derniers jours, le Sénégal a été le théâtre d'une vive polémique autour de la publication du livre de Séverine Awenengo Dalberto intitulé L'idée de la Casamance autonome – Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal. L'œuvre,…

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Polémique autour de l'ouvrage « L'idée de la Casamance autonome » : la réaction virulente d'Ousmane Sonko

Ces derniers jours, le Sénégal a été le théâtre d'une vive polémique autour de la publication du livre de Séverine Awenengo Dalberto intitulé L'idée de la Casamance autonome – Possibles et dettes morales de la situation coloniale au Sénégal. L'œuvre, perçue par certains comme une remise en question potentielle de l'intégrité territoriale du pays, a suscité de vives réactions au sein de l'opinion publique et des figures politiques, notamment Ousmane Sonko, leader du parti Pastef.

Lors d'un rassemblement dans le sud du Sénégal, Ousmane Sonko a exprimé sans détour son opposition à la diffusion de cet ouvrage. Selon lui, l’initiative d'une réflexion française sur l’autonomie de la Casamance est une intrusion inacceptable dans les affaires internes du Sénégal. « Si la France veut écrire, elle n'a qu'à écrire sur la Corse ou sur la Nouvelle-Calédonie qui revendiquent leur indépendance, mais elle n'a pas à écrire sur le Sénégal », a déclaré Sonko, insistant sur la volonté du peuple sénégalais de défendre sa souveraineté sans ingérence étrangère.

Le leader de Pastef a également rappelé que la France avait pris position dans les années 1990, notamment à travers le témoignage de Jacques Charpy, confirmant le partenariat historique entre la Casamance et le reste du Sénégal. Pour Sonko, cette publication semble aller à l’encontre de ce consensus. « Nous ne sommes pas anti-français, mais pro-Sénégal », a-t-il affirmé, en pointant du doigt un éventuel projet de déstabilisation déguisé sous la forme de recherches académiques.

Sonko a insisté sur le fait que la priorité pour le Sénégal est l’unité nationale : « Nous sommes un État unitaire. Du nord au sud, d’est en ouest, les mêmes réalités s’appliqueront à chaque portion du territoire national. » Il a déclaré que l’ouvrage en question ne serait pas autorisé ni commercialisé au Sénégal, le qualifiant de tentative de division.

Le politicien a conclu son discours en interpellant la France sur sa responsabilité historique, réclamant l’ouverture des archives coloniales concernant les événements sombres, tels que le massacre de Thiaroye en 1944, plutôt que des spéculations sur une autonomie régionale.

Cette intervention d'Ousmane Sonko met en lumière la sensibilité de la question de la Casamance et la méfiance envers tout discours perçu comme un danger pour l'unité du Sénégal. Elle souligne également la complexité des relations postcoloniales entre le Sénégal et la France, imprégnées d’une histoire partagée, souvent douloureuse, qui continue de nourrir les débats contemporains sur la souveraineté et l'identité nationale.

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