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Politique

Macky Sall tête de liste Takku-Wallu aux législatives : « C’était une faute majeure » selon Robert Bourgi

L’investiture de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, comme tête de liste de la coalition Takku-Wallu lors des élections législatives du 17 novembre 2024, continue de susciter des réactions. L'une des critiques les plus vives est venue de Robert…

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Macky Sall tête de liste Takku-Wallu aux législatives : « C’était une faute majeure » selon Robert Bourgi

L’investiture de l’ancien président sénégalais, Macky Sall, comme tête de liste de la coalition Takku-Wallu lors des élections législatives du 17 novembre 2024, continue de susciter des réactions. L'une des critiques les plus vives est venue de Robert Bourgi, avocat franco-libanais et conseiller de nombreux présidents africains. Lors de son intervention à l'émission Grand Jury du dimanche sur RFM le 24 novembre 2024, Bourgi a qualifié cette décision de "faute grave", expliquant qu’il avait tenté de dissuader Macky Sall de se lancer dans cette campagne.

Robert Bourgi a révélé qu'il avait personnellement parlé à Macky Sall pour lui faire comprendre qu'il était inopportun pour un ancien chef d'État, ayant exercé deux mandats, de se présenter à nouveau comme tête de liste. Selon lui, Macky Sall ne pouvait même pas mener une campagne dans le pays, ce qui rendait sa candidature problématique. « Quand je l’ai appris, je lui ai dit que c’était une faute majeure. Je lui ai dit : 'Macky, tu as exercé deux mandats, comment peux-tu être tête de liste alors que tu ne peux même pas faire campagne dans le pays ?' », a confié Bourgi.

En outre, il a conseillé à l'ex-président de suivre l'exemple de ses prédécesseurs, comme Abdou Diouf, qui ont quitté la scène politique en toute dignité après leurs mandats. « T’aurais dû faire comme tes prédécesseurs, notamment Abdou Diouf, partir la tête haute et ne plus te mêler à la vie politique », a ajouté Bourgi, soulignant que ce retrait aurait été plus honorable pour un ancien chef d'État.

Robert Bourgi a également mentionné un rôle que Macky Sall avait acquis sur la scène internationale, notamment grâce à son influence auprès du président français Emmanuel Macron. Selon Bourgi, cet engagement diplomatique ne nécessitait pas une nouvelle candidature. « Macky Sall avait une fonction que lui avait attribuée le Président Macron, il n’avait pas besoin d’être candidat, c’est une faute de sa part de le faire », a-t-il déclaré.

Lors de la proclamation des résultats provisoires des élections législatives anticipées, la coalition Takku-Wallu, dirigée par Macky Sall, n’a remporté que 17 sièges sur les 165 disponibles. Pour Bourgi, ce résultat est bien en deçà des attentes et ne correspond pas à la dignité attendue d’un ancien président. « Ce n’est pas digne d’un ancien chef d’État », a-t-il fustigé.

Pour Robert Bourgi, l'ancien président sénégalais semble avoir pris conscience de la portée de son engagement politique. « Je crois que Macky Sall lui-même a réalisé qu’il avait fait une faute », a conclu l'avocat. Selon lui, la situation aurait pu être évitée si Macky Sall avait choisi de s'abstenir de revenir dans la vie politique, laissant ainsi la place à de nouvelles figures pour mener le pays.

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