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Politique

Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une…

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Débat sur les étrangers au Sénégal : Tahirou Sarr relance la polémique

Lors de son intervention à l’Assemblée nationale à l’occasion de la Déclaration de Politique Générale (DPG), le député Tahirou Sarr a ravivé le débat sur la présence des étrangers au Sénégal. En interpellant le Premier ministre, il a fait référence à une déclaration controversée de l’ancien candidat Ousmane Sonko durant la campagne électorale, qui avait affirmé que le Sénégal ne comptait que 207 791 étrangers. “Croyez-vous toujours qu’il n’y a que 207 791 étrangers au Sénégal ?”, a-t-il lancé, réitérant sa position critique sur la gestion de ce sujet sensible.

Nationaliste assumé, Tahirou Sarr a plaidé en faveur de l’instauration d’une carte de séjour pour les étrangers résidant sur le territoire sénégalais. Selon lui, cette mesure permettrait une meilleure gestion et un meilleur contrôle des flux migratoires. Il propose un système différencié, avec des cartes à court, moyen et long terme pour ceux dont le séjour dépasse 21 jours. Cette solution, selon le député, constituerait “la meilleure option” pour concilier souveraineté nationale et ouverture aux étrangers.

Tahirou Sarr a également abordé le sujet sensible de la réciprocité des visas, qui fait l’objet de débats depuis plusieurs années. Pour le député, la mise en place de règles claires sur l’accès des étrangers au Sénégal et des Sénégalais à d’autres pays serait un pas vers une gestion équitable et souveraine des migrations.

Le député a par ailleurs alerté sur ce qu’il considère comme une “spoliation de l’état civil”. Pour lui, il est impératif de mettre en place un fichier national différenciant les étrangers des nationaux. Une telle mesure, soutient-il, permettrait de protéger l’identité nationale et de garantir une meilleure traçabilité administrative.

Les propos de Tahirou Sarr interviennent dans un contexte de tensions politiques et sociales autour de la question de la souveraineté et de la gestion des étrangers au Sénégal. Si certains saluent son franc-parler et ses propositions, d’autres craignent que ces discours alimentent un sentiment de rejet envers les étrangers, dans un pays historiquement reconnu pour son hospitalité et son ouverture.

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