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Société

PRODUCTION ESTIMÉE ENTRE CENT MILLE À CENT CINQUANTE MILLE TONNES : Le Sénégal perd 40% de sa récolte chaque année

L’exportation de la mangue, pilier prometteur de l’économie sénégalaise, est confrontée à des contraintes qui freinent son développement. Un atelier de sensibilisation et de formation, récemment organisé, a permis de réunir producteurs, exportateurs et…

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PRODUCTION ESTIMÉE ENTRE CENT MILLE À CENT CINQUANTE MILLE TONNES : Le Sénégal perd 40% de sa récolte chaque année

L’exportation de la mangue, pilier prometteur de l’économie sénégalaise, est confrontée à des contraintes qui freinent son développement. Un atelier de sensibilisation et de formation, récemment organisé, a permis de réunir producteurs, exportateurs et transformateurs pour harmoniser les pratiques et répondre aux exigences des marchés internationaux.

L’objectif de cet atelier était de renforcer les capacités des acteurs sur les bonnes pratiques agricoles, notamment l’utilisation de pesticides homologués, l’hygiène et la traçabilité. Selon Aboubacry Barro, représentant du projet PAIMRAI, l’inadéquation des pratiques agricoles et le non-respect des normes sanitaires et phytosanitaires ont souvent conduit au rejet de produits sur les marchés internationaux, avec des répercussions économiques négatives pour une filière aussi stratégique que la mangue.

Le Sénégal, avec une production annuelle oscillant entre 100.000 et 150.000 tonnes, perd environ 40 % de sa récolte en raison des insectes ravageurs et du manque d’infrastructures adéquates. Les exportations, quant à elles, plafonnent à 20.000 tonnes par an, loin du potentiel estimé. Pour Cheikh Mbacké Mboup, président de l’Interprofession Mangue du Sénégal (IMS), la qualité de la mangue produite est un enjeu crucial, car elle détermine l’efficacité de toute la chaîne de valeur, du transport à la transformation.

L’un des principaux défis reste la lutte contre la mouche de la mangue, responsable de pertes considérables. Bien que des progrès aient été réalisés grâce aux efforts de la Direction de la protection des végétaux, des moyens supplémentaires sont nécessaires pour maîtriser cette menace de manière durable.

Parallèlement, l’amélioration des rendements constitue une priorité. Actuellement faibles, entre 5 et 9 tonnes par hectare, les rendements pourraient être multipliés grâce à l’adoption de pratiques modernes, atteignant jusqu’à 60 tonnes dans des vergers optimisés. Cela passe par l’utilisation de pesticides adaptés, des techniques d’entretien et un renouvellement des vergers.

La transformation des mangues est également perçue comme une solution clé pour réduire les pertes post-récoltes et augmenter la valeur ajoutée. Le marché de la mangue séchée, notamment, offre d’énormes opportunités avec des prix compétitifs à l’exportation.

Pour consolider cette filière, les acteurs appellent à une approche intégrée combinant innovation, financement et renouvellement des infrastructures.


Le Dakarois

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