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Loi d’amnistie : Le Pastef devant le fait accompli, (Par Gnigno Faye)

Le Pastef est il disposé à faire la lumière sur les événements qui ont ébranlé le Sénégal entre 2021 et 2023 ? C’est la question que Thierno Alassane Sall vient de poser en annonçant le dépôt d’un projet de loi pour abroger la loi d’amnistie. C’est un acte…

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Loi d’amnistie : Le Pastef devant le fait accompli, (Par Gnigno Faye)

Le Pastef est il disposé à faire la lumière sur les événements qui ont ébranlé le Sénégal entre 2021 et 2023 ? C’est la question que Thierno Alassane Sall vient de poser en annonçant le dépôt d’un projet de loi pour abroger la loi d’amnistie. C’est un acte purement politique. Séance d’explication.
 
Thierno Alassane Sall de la République des valeurs a posé un acte politique qui va, sans nul doute, provoquer une onde de choc dans l’arène politique politique. En effet, le député de Sénégal Kessé a annoncé le dépôt d’un projet de loi visant à abroger la loi d’amnistie qui a effacé les faits politiques ayant entraîné la mort de plusieurs dizaines de Sénégal, le pillage des biens appartenant a autrui, la perte de plusieurs milliards a l’Etat du Sénégal, l’incarcération de plusieurs milliers de jeunes manifestants.
 
En posant cet acte purement politique, Tas semble poser une piège au Pastef. En effet, le Pastef qui n’a jamais voulu de cette loi mais l’a, quand même, votée est devant le fait accompli. L’argument que Biram Souley Diop avait avancé est que les crimes de sang ne peuvent être effacés mais a finalement voté pour. PASTEF ne peut pas rejeter ce texte sans en proposer un autre juste après ou alors ils vont jouer à la guerre des amendements. Qui va être facile à gagner vu leur majorité pour remodeler le texte a leur goût. En abrogeant cette loi d’amnistie, les responsabilités vont être situées. Qui sont les responsables des pillages, saccagés et actes de vendalismes ? Qui a donné l’ordre de tirer sur les manifestants ? Voilà autant de questions qui risque de plonger le Sénégal dans une crise sans fin.
 
En attendant la fin des enquêtes, Pastef a mieux a faire que de passer des années à traquer les responsables qui peuvent être dans leurs rangs. En effet, alors que le pays traverse une situation économique critique, le parti au pouvoir sait qu’en actionnant la machine judiciaire, le temps va jouer contre eux. En même temps, le parti au pouvoir sait qu’il ne peut se payer le luxe de ne pas voter cette loi. Forcément, El Malick Ndiaye et les siens vont essayer de gagner du temps. Est ce que la question au gouvernement organisée ce vendredi entre dans cette logique ? Il y’a de forte chance que cela soit une opération qui vise à orienter les débats sur la conclusion du rapport d’audit de la cour des comptes. Mais ce souhait de ne pas aborder cette problématique ne peut durer dans le temps. Il viendra un moment où Pastef va être obligé de l’évoquer. Ce sera certainement pour calmer la grogne populaire qui va naître de leurs bases ou de se départir de l’image de « dealer » avec Macky que l’opposition ne tardera pas à les coller.

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