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L’UCAD interdit la présence des bébés en cours : une décision qui divise

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) vient de prendre une mesure qui suscite déjà débats et réactions : la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH) interdit désormais la présence de bébés et de jeunes enfants dans les amphithéâtres,…

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L’UCAD interdit la présence des bébés en cours : une décision qui divise

L’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) vient de prendre une mesure qui suscite déjà débats et réactions : la Faculté des Lettres et Sciences humaines (FLSH) interdit désormais la présence de bébés et de jeunes enfants dans les amphithéâtres, laboratoires et salles de cours. Une directive officielle a été émise à cet effet par le Doyen de la FLSH, qui en appelle à une application stricte de la mesure.

Dans une note interne adressée aux chefs de département et directeurs d’institut, le Doyen justifie cette décision par des considérations de sécurité et de bon déroulement des enseignements. « Il est porté à notre attention que des étudiantes se présentent dans les amphithéâtres et salles de cours accompagnées de bébés ou de jeunes enfants. Cette pratique, bien que compréhensible dans certaines circonstances, représente un risque pour la sécurité des enfants et peut perturber le bon déroulement des enseignements », lit-on dans le document, relayé par le quotidien SourceA.

Le Doyen insiste sur la nécessité pour l’ensemble des responsables pédagogiques de relayer l’information et de veiller à ce qu’aucune dérogation ne soit tolérée. L’objectif affiché : garantir un cadre d’apprentissage serein, sécurisé et adapté aux exigences de l’enseignement supérieur.

Si la décision vise à préserver l’environnement académique, elle soulève néanmoins des interrogations sur la situation des étudiantes mères. Ces dernières, souvent confrontées à un manque de structures d’accueil ou de soutien, n’ont parfois d’autre choix que d’emmener leurs enfants avec elles sur le campus. Pour certaines, cette interdiction risque de devenir un obstacle supplémentaire à la poursuite de leurs études.

Des voix s’élèvent déjà sur les réseaux sociaux pour dénoncer une mesure jugée « rigide » et « déconnectée des réalités sociales ». Des appels à des solutions alternatives émergent : mise en place de crèches universitaires, horaires aménagés ou encore appui institutionnel aux mères étudiantes.

Au-delà de l’UCAD, cette décision soulève un débat plus large sur l’inclusivité dans l’enseignement supérieur et la prise en compte des besoins spécifiques des étudiantes mères. Entre la volonté de maintenir la rigueur académique et celle de favoriser l’accès à l’éducation pour tous, y compris les parents-étudiants, l’équilibre reste délicat à trouver.

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