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Justice

Détournement de fonds présumé : l’ancien ministre Moustapha Diop placé sous mandat de dépôt

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha Diop, a été placé sous mandat de dépôt à l’issue des investigations menées par la commission de la Haute Cour de Justice. Il est poursuivi pour un présumé…

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Détournement de fonds présumé : l’ancien ministre Moustapha Diop placé sous mandat de dépôt

L’ancien ministre du Développement industriel et des Petites et Moyennes Industries, Moustapha Diop, a été placé sous mandat de dépôt à l’issue des investigations menées par la commission de la Haute Cour de Justice. Il est poursuivi pour un présumé détournement de deniers publics dans une affaire liée à l’achat et à la distribution de masques sanitaires.

Selon les conclusions de la commission, une série de graves irrégularités financières aurait été constatée dans la gestion d’un important stock de masques destinés à la riposte contre la pandémie. Sur les 6 250 000 masques déclarés comme ayant été achetés par le ministère, seuls 3 922 500 auraient effectivement été distribués aux structures bénéficiaires. Ce qui représente un manque à distribuer de 2 327 500 masques, soit une perte financière estimée à 931 millions de francs CFA, au prix unitaire de 400 FCFA le masque.

Outre cet écart non justifié, la commission a également relevé une violation des règles fondamentales de la comptabilité publique, notamment celles stipulées à l’article 104 du décret n° 2020-978 du 23 avril 2020. Ce texte impose que les paiements de deniers publics soient exclusivement effectués par chèque ou par virement, ce qui n’aurait pas été respecté dans ce cas.

Convoqué pour s’expliquer sur les faits, Moustapha Diop a refusé de consigner la somme équivalente au préjudice présumé, affirmant qu’il n’a « rien à se reprocher ». Cette position a conduit les autorités judiciaires à ordonner son incarcération immédiate. Il passe ainsi sa première nuit en détention, en attendant la suite de la procédure judiciaire.

Ce nouveau scandale relance le débat sur la gestion des fonds publics et la transparence dans les marchés passés durant la période de crise sanitaire. Il met également en lumière le rôle accru de la Haute Cour de Justice dans la lutte contre la corruption au sein de la haute administration.

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