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Justice

Un commerçant condamné à rembourser 12 millions à un émigré floué dans un projet d’investissement

L’histoire d’un projet d’investissement tourné au cauchemar s’est soldée par une décision de justice en faveur de B. Diop, un émigré revenu de France pour investir dans son pays natal. Il avait confié une cargaison de dattes d’une valeur de 12 millions de…

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Un commerçant condamné à rembourser 12 millions à un émigré floué dans un projet d’investissement

L’histoire d’un projet d’investissement tourné au cauchemar s’est soldée par une décision de justice en faveur de B. Diop, un émigré revenu de France pour investir dans son pays natal. Il avait confié une cargaison de dattes d’une valeur de 12 millions de francs CFA à un commerçant de Dakar, M. Diaw, chargé d’écouler les produits en deux semaines. Un an plus tard, le plaignant n’a récupéré que 1,8 million de francs CFA.

Selon L’Observateur, qui a suivi l’audience devant le tribunal des flagrants délits de Dakar, M. Diaw a multiplié les explications rocambolesques pour justifier ce manquement. Il a notamment évoqué des dettes prétendument impayées par des personnalités telles que l’ancien ministre des Finances, l’ex-Première dame Marième Faye Sall, ou encore la banque BICIS, à hauteur de 500 millions de francs CFA.

En plus de ces justifications fantaisistes, le commerçant a tenté de rejeter la faute sur la qualité de la marchandise, affirmant que les dattes étaient invendables et qu’un accord avait été trouvé pour les écouler à bas prix. Des déclarations contredites par une pièce maîtresse versée au dossier : un enregistrement audio dans lequel M. Diaw reconnaît sa dette et promet de la rembourser intégralement.

Face à ces éléments, le tribunal a statué en faveur de la partie civile et a ordonné à M. Diaw le remboursement total des 12 millions de francs CFA, mettant un terme à une affaire qui illustre les risques encourus par les émigrés de retour au pays, souvent confrontés à la mauvaise foi de certains partenaires locaux.

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