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Liberté de la Presse au Sénégal : La Cour Suprême Désavoue le Ministre de la Communication

Dans une décision historique rendue ce jeudi, la Cour Suprême du Sénégal a suspendu l’arrêté controversé du ministre de la Communication, Alioune Sall, ordonnant la cessation de parution du média en ligne Public SN. Cette décision marque un tournant majeur…

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Liberté de la Presse au Sénégal : La Cour Suprême Désavoue le Ministre de la Communication

Dans une décision historique rendue ce jeudi, la Cour Suprême du Sénégal a suspendu l’arrêté controversé du ministre de la Communication, Alioune Sall, ordonnant la cessation de parution du média en ligne Public SN. Cette décision marque un tournant majeur dans la défense de la liberté de la presse au Sénégal.

Me Abdou Dialy Kane, avocat de Public SN, a confirmé la nouvelle, précisant que la notification officielle de la Cour sera disponible en début de semaine prochaine. En attendant, la suspension de la mesure ministérielle constitue un désaveu cinglant pour le ministère de la Communication, des Télécommunications et du Numérique (MCTN), qui avait pris un arrêté visant à interdire l’activité de plusieurs organes de presse jugés “non conformes”.

Parmi les médias visés figurait Public SN, dirigé par la journaliste chevronnée Aïssatou Diop Fall, dont l’engagement pour une information libre et indépendante est largement reconnu.

L’arrêté d’Alioune Sall avait provoqué une onde de choc dans le paysage médiatique sénégalais. Entraînant la fermeture brutale de plusieurs rédactions, il avait mis au chômage des dizaines de journalistes et techniciens. La décision de la Cour Suprême, en annulant de fait cette mesure, rappelle le principe fondamental de la liberté de la presse garanti par la Constitution.

Un premier recours contre l’arrêté avait échoué pour vice de forme. Mais la détermination des acteurs du secteur, en particulier celle du CDEPS (Comité pour la Défense des Droits des Journalistes et des Acteurs des Médias), a fini par porter ses fruits. Dans un communiqué, le CDEPS a salué une victoire “incontestable pour le droit, la justice et la démocratie”.

Selon l’organisation, cette décision rend “caducs” tous les actes pris par le ministre, y compris les listes dites “officielles” de médias reconnus, qu’il avait imposées unilatéralement.

Au-delà du cas de Public SN, cette décision envoie un signal fort aux autorités : la régulation des médias doit respecter les procédures légales et les principes démocratiques. Elle rappelle également que l’indépendance des médias ne saurait être entravée par des décisions arbitraires.

La suspension de l’arrêté du ministre de la Communication par la Cour Suprême est une victoire majeure pour la liberté d’expression au Sénégal. Elle renforce l’espoir d’un retour à un climat plus serein et plus respectueux du droit dans les relations entre les autorités publiques et les médias.

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