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Société

Mbaye Dione critique le régime Diomaye-Sonko : « Ils doivent être aidés, car ils ne savent pas où conduire ce pays »

À l’occasion de la célébration du 26e anniversaire de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), organisée ce samedi 21 juin 2025, le nouveau secrétaire général du parti, Mbaye Dione, a livré une lecture critique de la situation économique et politique du…

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Mbaye Dione critique le régime Diomaye-Sonko : « Ils doivent être aidés, car ils ne savent pas où conduire ce pays »

À l’occasion de la célébration du 26e anniversaire de l’Alliance des Forces de Progrès (AFP), organisée ce samedi 21 juin 2025, le nouveau secrétaire général du parti, Mbaye Dione, a livré une lecture critique de la situation économique et politique du pays sous le régime du président Bassirou Diomaye Faye et de son Premier ministre Ousmane Sonko. Pour celui qui succède à Moustapha Niasse à la tête de l’AFP, le pays traverse une phase de turbulences multiformes, et le pouvoir en place semble désorienté.

Dans son allocution, Mbaye Dione n’a pas manqué de rappeler l’actualité brûlante des enseignements de Moustapha Niasse, en particulier ceux contenus dans son message du 16 juin 1998. À ses yeux, ce message reste d’une pertinence intacte face aux « signes de difficultés dans tous les secteurs » que traverse aujourd’hui le Sénégal. Le chef de l’AFP a dressé un diagnostic alarmant de la gouvernance actuelle : « Tous les secteurs sont à l’arrêt, la situation du pays est préoccupante, ces gens ont besoin d’être aidés », a-t-il affirmé, soulignant une fragilité économique et institutionnelle généralisée.

Mbaye Dione a notamment pointé du doigt les tensions économiques marquées par un tarissement des financements extérieurs. Selon lui, le débat sur la dette a dissuadé de nombreux bailleurs, dont le FMI, de poursuivre leurs engagements, ce qui a contraint l’État à recourir à des financements à court terme simplement pour couvrir ses dépenses. Ce recul budgétaire, estime-t-il, freine l’investissement public et aggrave la détresse sociale.

Dans sa critique, l'ancien maire de Ngoundiane a élargi le propos à d’autres sphères de la gouvernance. Il a évoqué une diplomatie qu’il juge affaiblie, citant les échecs répétés de candidatures sénégalaises à des postes stratégiques à l’international. Il a également soulevé ce qu’il qualifie de « confusion des rôles » entre le président de la République, chef de la diplomatie, et le Premier ministre, qu’il accuse de s’arroger certaines prérogatives.

Sur le plan économique, il a déploré l’absence de projets structurants et la paralysie de plusieurs secteurs, en particulier les BTP. Il a aussi évoqué une vague de licenciements touchant aussi bien le secteur public que le privé, signe selon lui d’un ralentissement préoccupant de l’activité.

Abordant les questions de démocratie et d’État de droit, Mbaye Dione s’est montré particulièrement inquiet. Il a dénoncé une série d’arrestations qu’il qualifie d’arbitraires, tout en condamnant ce qu’il perçoit comme une « chasse aux sorcières » contre les figures de l’ancien régime. Pour lui, ces pratiques marquent un recul démocratique et une remise en cause des libertés individuelles et collectives. Il appelle ainsi au respect des principes chers à Moustapha Niasse, notamment la justice équitable et l’indépendance des institutions.

Concluant sur une note à la fois critique et ouverte, Mbaye Dione a estimé que le régime actuel mérite d’être aidé, non par adhésion, mais parce qu’il donne des signes d’égarement : « Les nouveaux gouvernants méritent d’être aidés parce qu’ils ne savent pas où conduire ce pays. Depuis son installation, le gouvernement emprunte un rythme effréné sur le marché de l’UEMOA. L’absence aussi d’une économie cohérente aggrave la situation », a-t-il déclaré, appelant à une prise de conscience nationale au-delà des clivages politiques.

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