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Justice

Remous dans le secteur de la justice : SYTJUST et UNTJ déclenchent une grève de 72 heures

Le secteur judiciaire sénégalais s’apprête à connaître de sérieuses perturbations cette semaine. Les deux principales organisations syndicales du domaine, le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’Union nationale des travailleurs de la…

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Remous dans le secteur de la justice : SYTJUST et UNTJ déclenchent une grève de 72 heures

Le secteur judiciaire sénégalais s’apprête à connaître de sérieuses perturbations cette semaine. Les deux principales organisations syndicales du domaine, le Syndicat des travailleurs de la justice (SYTJUST) et l’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ), ont annoncé une grève de 72 heures, qui démarre ce lundi 23 juin 2025 sur l’ensemble du territoire national.

Dans un communiqué conjoint, les deux syndicats dénoncent ce qu’ils qualifient de "non-respect des engagements" pris par les autorités, pointant du doigt des promesses non tenues en matière d’amélioration des conditions de travail. Selon eux, malgré de nombreuses démarches et multiples alertes, le gouvernement reste sourd aux revendications posées depuis plusieurs mois. Ils réclament des mesures concrètes pour améliorer aussi bien le cadre matériel que les conditions morales des agents judiciaires.

Les syndicalistes affirment que la mobilisation est totale et que leur détermination reste intacte. Ils appellent l’ensemble des travailleurs du secteur judiciaire, toutes catégories confondues, à faire bloc autour de cette action pour accentuer la pression sur l’État. Selon leurs propos, seules une solidarité active et une pression collective soutenue peuvent contraindre les autorités à apporter des réponses concrètes.

Ce mot d’ordre de grève, s’il est massivement suivi, risque d’avoir un impact significatif sur le fonctionnement normal des juridictions et des services rattachés au ministère de la Justice. Les tribunaux pourraient voir leurs audiences suspendues, les greffes paralysés, et de nombreux actes administratifs retardés, affectant aussi bien les justiciables que les professionnels du droit.

Cette nouvelle poussée de tension dans le secteur intervient dans un contexte de forte demande de réformes et d’assainissement dans l’appareil judiciaire. Elle rappelle à quel point les dysfonctionnements structurels, l’absence de dialogue social efficace et le retard dans l’application des accords sociaux continuent d’alimenter un climat de frustration chez les agents publics.

Alors que les regards sont tournés vers les nouvelles autorités pour une refondation de l’État, les syndicats du secteur de la justice donnent le ton d’une rentrée sociale agitée, décidés à ne plus faire de concessions face au silence de l’État.

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