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Le CORED ferme ses bureaux à la Maison de la Presse, étranglé par une crise financière

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) suspend ses activités, accablé par 14 mois d’arriérés de salaires et l’absence de financements publics. Le CORED, organe chargé de veiller à l’éthique et à la…

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Le CORED ferme ses bureaux à la Maison de la Presse, étranglé par une crise financière

Le Conseil pour l’Observation des Règles d’Éthique et de Déontologie dans les médias (CORED) suspend ses activités, accablé par 14 mois d’arriérés de salaires et l’absence de financements publics.

Le CORED, organe chargé de veiller à l’éthique et à la déontologie dans les médias sénégalais, a annoncé la fermeture provisoire de ses bureaux situés à la Maison de la Presse Babacar Touré. Cette décision intervient dans un contexte de crise financière aiguë, marquée par 14 mois d’arriérés de salaires pour le personnel et l’absence de dotation budgétaire pour l’exercice 2024-2025.

Dans un communiqué laconique, le CORED explique que cette mesure, bien que douloureuse, est devenue inévitable face au manque de moyens logistiques et financiers. L’organisation, déjà fragilisée, n’a reçu aucun soutien du Fonds d’Appui au Développement de la Presse (FADP) cette année, ce qui a aggravé une situation jugée « intenable » par ses responsables.

« Le personnel n’est plus en mesure de poursuivre ses activités. Les retards de salaires s’accumulent depuis plus d’un an, et les tentatives pour obtenir des appuis auprès des autorités compétentes sont restées vaines », déplore un membre du bureau, sous couvert d’anonymat.

Traditionnellement soutenu par l’État via des subventions affectées à la régulation des médias, le CORED n’a, selon ses dirigeants, perçu aucun financement pour le budget 2024-2025. Cette absence de ressources compromet non seulement son fonctionnement, mais remet aussi en cause sa capacité à remplir sa mission de veille éthique dans un environnement médiatique de plus en plus complexe.

« L’indépendance des médias passe aussi par la solidité de leurs organes de régulation. Le silence budgétaire autour du CORED est un mauvais signal », avertit un expert en communication.

Créé pour moraliser la pratique journalistique et sanctionner les dérives déontologiques, le CORED joue un rôle central dans l’écosystème médiatique sénégalais. Sa mise en veille provisoire suscite l’inquiétude parmi les professionnels du secteur, qui redoutent un affaiblissement du cadre de régulation à un moment où la désinformation et les discours haineux se propagent facilement via les réseaux sociaux.

Des voix s’élèvent pour demander au gouvernement et aux partenaires techniques de réagir rapidement afin d’éviter une disparition de cet organe crucial.

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