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Politique

Barthélemy Dias recadre Ousmane Sonko : « Le Sénégal a une opposition, mais pas celle qui appelle à la violence »

L’ancien maire de Dakar, Barthélemy Dias, est sorti de sa réserve pour répondre à Ousmane Sonko, Premier ministre et leader du parti Pastef, suite à ses récentes déclarations sur « l’absence d’opposition sérieuse » au Sénégal. Dans un ton ferme mais…

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Barthélemy Dias recadre Ousmane Sonko : « Le Sénégal a une opposition, mais pas celle qui appelle à la violence »

L’ancien maire de Dakar, Barthélemy Dias, est sorti de sa réserve pour répondre à Ousmane Sonko, Premier ministre et leader du parti Pastef, suite à ses récentes déclarations sur « l’absence d’opposition sérieuse » au Sénégal. Dans un ton ferme mais mesuré, Dias a rappelé que le pays dispose bel et bien d’une opposition légitime, tout en rejetant toute forme de violence comme mode d’action politique.

« Le pays a bel et bien une opposition. Par contre, ce n’est pas une opposition qui appelle à la violence, qui brûle les édifices publics… », a-t-il affirmé, en allusion claire aux épisodes de troubles qui ont secoué le Sénégal ces dernières années, notamment durant les périodes de tensions autour des affaires judiciaires impliquant Ousmane Sonko.

Cette déclaration intervient dans un contexte où le pouvoir exécutif, dirigé par Sonko et le président Bassirou Diomaye Faye, semble vouloir redéfinir les rapports avec les forces d’opposition, parfois en les accusant d’être « dépassées » ou « complaisantes » avec l’ancien régime. Barthélemy Dias, figure de la coalition Yewwi Askan Wi, entend visiblement rappeler que l’opposition ne se résume pas à une posture de rupture radicale ou à une stratégie de confrontation permanente.

En rupture depuis plusieurs mois avec Ousmane Sonko, Barthélemy Dias adopte désormais un ton plus critique vis-à-vis de la majorité actuelle, tout en refusant d’endosser les méthodes extrémistes. Son propos s’inscrit dans une logique de clarification politique : affirmer une opposition responsable, structurée, mais également vigilante face aux dérives du pouvoir, qu’elles soient anciennes ou nouvelles.

Le chef du gouvernement avait récemment mis en doute la crédibilité des partis d’opposition traditionnels, estimant qu’ils avaient perdu la confiance du peuple. Une lecture que Barthélemy Dias conteste implicitement, en réaffirmant le rôle d’une opposition démocratique respectueuse des institutions mais ferme sur ses positions.

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