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Politique

Offensive politique coordonnée : le Pastef exerce-t-il une pression sur la justice pour l’arrestation de Badara Gadiaga ?

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle zone de turbulences après l’épisode tendu du dernier numéro de l’émission Jakaarlo. Le chroniqueur Badara Gadiaga s’y est retrouvé au centre d’un vif échange avec le député Amadou Bâ, membre influent du…

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Offensive politique coordonnée : le Pastef exerce-t-il une pression sur la justice pour l’arrestation de Badara Gadiaga ?

Le climat politique sénégalais connaît une nouvelle zone de turbulences après l’épisode tendu du dernier numéro de l’émission Jakaarlo. Le chroniqueur Badara Gadiaga s’y est retrouvé au centre d’un vif échange avec le député Amadou Bâ, membre influent du parti Pastef.

Depuis cet affrontement télévisé, plusieurs figures de premier plan de la majorité présidentielle, parmi lesquelles Waly Diouf Bodian et la députée Mame Bousso, se sont relayées sur les réseaux sociaux pour réclamer l’intervention de la justice contre Badara Gadiaga. Cette succession d’appels quasi simultanés à des poursuites judiciaires, relayés publiquement par des responsables politiques, interroge sur la nature de cette démarche : s’agit-il d’une simple réaction collective à des propos jugés injurieux ou d’une offensive coordonnée pour faire pression sur les magistrats ?

La question est d’autant plus sensible qu’elle survient quelques jours après l’arrestation du journaliste Bachir Fofana, placé en garde à vue pour avoir soulevé des interrogations sur la gestion financière de l’Assemblée nationale. Cette arrestation, dénoncée par plusieurs organisations de défense des libertés, avait déjà alimenté les craintes d’un climat de répression contre les voix critiques.

Le contexte national se révèle d’autant plus tendu que le Premier ministre Ousmane Sonko, lors d’une récente intervention sur les réseaux sociaux, avait lui-même émis de virulentes critiques à l’encontre de certaines composantes du pouvoir judiciaire, qu’il accuse d’acharnement ou de partialité dans des dossiers le concernant.

Cette séquence politique, marquée par une multiplication des polémiques et des interpellations de journalistes et chroniqueurs, soulève des inquiétudes sur l’équilibre entre la liberté d’opinion et les tentatives de criminalisation de la critique. Elle ouvre également un débat de fond sur la capacité de la justice sénégalaise à rester imperméable aux injonctions politiques.

Affaire à suivre.

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