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Justice

Libérée sous bracelet électronique : Aïssatou Sophie Gladima obtient une liberté provisoire dans l’affaire du centre gravimétrique de Kédougou

La commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a rendu sa décision ce lundi dans le dossier impliquant l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima. Inculpée dans le cadre de la gestion des fonds liés à la pandémie de…

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Libérée sous bracelet électronique : Aïssatou Sophie Gladima obtient une liberté provisoire dans l’affaire du centre gravimétrique de Kédougou

La commission d’instruction de la Haute Cour de Justice a rendu sa décision ce lundi dans le dossier impliquant l’ancienne ministre des Mines et de la Géologie, Aïssatou Sophie Gladima. Inculpée dans le cadre de la gestion des fonds liés à la pandémie de Covid-19, l’ancienne responsable gouvernementale a obtenu une liberté provisoire, mais sous surveillance électronique.

Placée désormais sous contrôle judiciaire avec port de bracelet électronique, Aïssatou Sophie Gladima devra se conformer à plusieurs restrictions, notamment en matière de déplacements. Cette mesure, bien que moins contraignante qu’une détention préventive, souligne que l’affaire reste pendante devant la juridiction compétente.

L’affaire concerne la construction d’un centre gravimétrique à Kédougou destiné aux orpailleurs affectés par la pandémie de Covid-19. Le projet avait été initié dans le cadre des dépenses d’urgence mises en œuvre par l’État à travers le Fonds de riposte et de solidarité contre les effets du Covid-19 (Force-Covid).

Selon l’accusation, des irrégularités auraient été constatées dans la passation et l’exécution des marchés liés à ce projet. Toutefois, les avocats de Mme Gladima ont affirmé que leur cliente n’a joué qu’un rôle purement administratif et limité.

Les conseils de l’ex-ministre soutiennent que la Cour des comptes n’a jamais mis en cause Mme Gladima dans ses rapports. À les en croire, elle s’est bornée à approuver les contrats, ce qui relève de ses prérogatives ministérielles, et n’est intervenue ni dans la vérification des services ni dans la procédure de paiement.

Toujours selon la défense, les actes reprochés à leur cliente relèvent des services techniques et financiers du ministère, bien après son aval initial.

Devant la Haute Cour de Justice, Aïssatou Sophie Gladima a toujours nié toute responsabilité dans ce qu’elle considère comme une tentative de l’associer à tort à une gestion irrégulière. Elle a rappelé à plusieurs reprises n’avoir eu aucune implication directe dans la mise en œuvre opérationnelle du projet.

Le « dossier Covid-19 », dans lequel sont cités plusieurs anciens ministres et hauts responsables, continue de secouer la scène politico-judiciaire sénégalaise. Les auditions, confrontations et procédures se poursuivent dans un contexte de forte demande citoyenne de reddition des comptes sur l’utilisation des fonds mobilisés durant la pandémie.

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