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Politique

Birahim Seck tacle Ousmane Sonko : « Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère »

La réaction ne s’est pas fait attendre. Au lendemain du discours musclé d’Ousmane Sonko lors de l’installation du Conseil national de Pastef, la société civile, par la voix de l’un de ses membres les plus en vue, a tenu à répondre avec fermeté. Birahim…

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Birahim Seck tacle Ousmane Sonko : « Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère »

La réaction ne s’est pas fait attendre. Au lendemain du discours musclé d’Ousmane Sonko lors de l’installation du Conseil national de Pastef, la société civile, par la voix de l’un de ses membres les plus en vue, a tenu à répondre avec fermeté. Birahim Seck, coordonnateur du Forum Civil, a sèchement recadré le Premier ministre sur sa page X (anciennement Twitter), dénonçant ses attaques contre la société civile sénégalaise.

Dans un message tranchant, Birahim Seck a accusé Ousmane Sonko de se servir de la société civile comme d’un bouc émissaire pour masquer ses difficultés à gouverner :

« Arrêtez de prendre la Société Civile pour prétexte de votre impuissance aiguë à gouverner. Elle était là avant vos cris de tribune et elle survivra à la PETITE loi que vous proposerez… »

Une déclaration cinglante, en réponse aux propos d’Ousmane Sonko qui, la veille, avait vivement critiqué certaines organisations de la société civile, les accusant d’être silencieuses, voire complices, face à ce qu’il qualifie de “manœuvres hostiles contre le pouvoir légitime”.

Dans sa publication, Birahim Seck ne s’arrête pas là. Il conclut avec une attaque frontale contre le style et la posture politique du chef du gouvernement :

« Les Sénégalais méritent plus qu’un chef en colère, sans profondeur et sans cap. »

Cette sortie traduit le malaise grandissant entre une partie de la société civile et le nouveau pouvoir. Si Ousmane Sonko et ses alliés ont longtemps bénéficié du soutien implicite ou explicite de certains activistes dans leur combat contre le régime précédent, la donne semble aujourd’hui avoir changé. Les critiques se multiplient sur la manière dont le gouvernement gère les affaires publiques depuis son installation.

Dans un contexte où les attentes sont énormes, cette passe d’armes révèle également les tensions autour des réformes institutionnelles annoncées, notamment celle visant à mieux encadrer l’action de la société civile et de certains corps intermédiaires. Pour Birahim Seck, il ne fait aucun doute que le gouvernement cherche à museler les voix critiques sous couvert de réformes.

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