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Société

Kaolack – Mboudaye Sérère : Un village coupé du monde, des populations contraintes de traverser un bras de mer à pied

Situé à moins de trois kilomètres à l’est de Ndiédieng, chef-lieu de commune, le village de Mboudaye Sérère vit un véritable calvaire quotidien. Pour ses habitants, se rendre dans les localités voisines telles que Daga Biram, Ndiourbel Thiourom, Daga…

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Kaolack – Mboudaye Sérère : Un village coupé du monde, des populations contraintes de traverser un bras de mer à pied

Situé à moins de trois kilomètres à l’est de Ndiédieng, chef-lieu de commune, le village de Mboudaye Sérère vit un véritable calvaire quotidien. Pour ses habitants, se rendre dans les localités voisines telles que Daga Biram, Ndiourbel Thiourom, Daga Ndoup, Daga Diéry, Passy ou encore Sokone relève de l’exploit.

En l’absence de route directe ou de pont, la seule option reste un long détour, incluant la traversée à pied d’un bras de mer, souvent au péril de leur vie. Cette traversée, déjà difficile en temps normal, devient extrêmement dangereuse en saison des pluies, lorsque les eaux sont agitées et imprévisibles.

« On est obligé de contourner. Il n’y a ni pont, ni route directe. Quand on tombe malade, c’est un vrai calvaire pour se rendre à l’hôpital. Les femmes et les enfants en souffrent particulièrement. Transporter une femme enceinte ou un malade est une source de panique. On a toujours peur d’un accident sur l’eau », alerte Babacar Dione, responsable des jeunes du village.

Outre le danger permanent, ce trajet rallongé a également un coût financier non négligeable et fait perdre un temps précieux. Résultat : certains habitants renoncent à se rendre à Passy, se privant ainsi de soins médicaux ou de services administratifs pourtant essentiels.

Malgré les multiples alertes adressées aux autorités locales et étatiques, rien n’a changé. Les populations réclament avec insistance la construction d’un pont pour désenclaver leur localité et améliorer leur quotidien.

En attendant, ce bras de mer reste le seul lien, fragile et dangereux, entre Mboudaye Sérère et le reste de la commune — une traversée qui symbolise à elle seule l’isolement, mais aussi la résilience d’une population oubliée.

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