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Justice

Inertie des autorités face aux revendications : L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ décrète 48 heures de grève

L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ (Syndicat des Travailleurs de la Justice – Union Nationale des Travailleurs de la Justice) a décidé de passer à la vitesse supérieure. Après plus d’un mois de mobilisation entamée le 18 juin 2025, les travailleurs de la…

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Inertie des autorités face aux revendications : L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ décrète 48 heures de grève

L’Entente syndicale SYTJUST-UNTJ (Syndicat des Travailleurs de la Justice – Union Nationale des Travailleurs de la Justice) a décidé de passer à la vitesse supérieure. Après plus d’un mois de mobilisation entamée le 18 juin 2025, les travailleurs de la justice ont annoncé une grève de quarante-huit heures prévue pour les jeudi 17 et vendredi 18 juillet. Cette décision intervient dans un climat de frustration croissante, les syndicats affirmant que leurs revendications restent lettre morte auprès des autorités.

Dans un communiqué, l’Entente syndicale explique que la démarche engagée depuis plusieurs semaines n’a débouché sur aucune avancée concrète. Les syndicats déplorent ce qu’ils qualifient « d’indifférence totale » de la part des décideurs politiques face aux problèmes soulevés par les travailleurs de la justice. Ils rappellent qu’une réunion avait été programmée avec l’administration, alors même que le ministre de la Fonction publique, principal interlocuteur habilité à engager le gouvernement, était en déplacement à l’étranger.

Estimant que cette absence rendait la rencontre inopérante, les représentants syndicaux avaient proposé de reporter les discussions afin de permettre la présence de responsables compétents pour prendre des engagements politiques. Pourtant, cette proposition n’a pas été retenue par l’administration, qui a insisté pour maintenir la réunion. D’après les syndicats, aucun des responsables présents n’avait la capacité de signer un quelconque accord au nom du gouvernement.

Les discussions qui se sont tenues se sont donc soldées par un constat d’échec. « Aucune solution concrète n’a été apportée aux points essentiels de nos préavis de grève », regrette l’Entente syndicale, qui ajoute que le service public de la justice souffre d’un dysfonctionnement de plus en plus alarmant sans que cela ne provoque la moindre réaction sérieuse des autorités.

Face à cette situation jugée intenable, les syndicats ont décidé de décréter cette grève de quarante-huit heures afin de maintenir la pression. Leur objectif est d’obtenir l’ouverture immédiate de négociations de haut niveau avec de véritables décideurs politiques et de parvenir à la signature d’un protocole d’accord. Les syndicats exigent que cet accord reprenne l’ensemble des points de leur plateforme revendicative, assorti d’un échéancier précis et contraignant qui engage l’État sur des délais et des moyens de mise en œuvre.

Cette nouvelle étape du bras de fer entre le gouvernement et les travailleurs de la justice fait craindre des perturbations encore plus importantes dans le fonctionnement déjà ralenti des tribunaux et des greffes sur l’ensemble du territoire national. Les regards restent tournés vers l’exécutif, appelé à agir rapidement pour désamorcer la crise et éviter un enlisement préjudiciable au service public et aux justiciables.

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