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Société

Violences contre des Sénégalais en Mauritanie : l’ADHA interpelle les autorités et réclame justice

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a exprimé, dans un communiqué publié ce mercredi, sa vive préoccupation face aux violences subies par des ressortissants sénégalais en Mauritanie. Ces derniers auraient été exposés à des actes hostiles…

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Violences contre des Sénégalais en Mauritanie : l’ADHA interpelle les autorités et réclame justice

L’Action pour les Droits Humains et l’Amitié (ADHA) a exprimé, dans un communiqué publié ce mercredi, sa vive préoccupation face aux violences subies par des ressortissants sénégalais en Mauritanie. Ces derniers auraient été exposés à des actes hostiles pendant plus de 48 heures dans certaines localités, selon les informations recueillies par l’organisation.

L’ADHA, qui milite pour la protection des droits fondamentaux, qualifie ces incidents de « graves violations des droits humains ». Elle insiste sur l’urgence de garantir la sécurité de tous les migrants et de respecter les engagements internationaux pris par les États, qu’ils soient d’accueil ou d’origine.

Dans sa déclaration, l’organisation dénonce des atteintes flagrantes à plusieurs textes internationaux. Il s’agit notamment de l’article 3 de la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui consacre le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de la personne. Elle invoque également la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille, dont les articles 16 et 25 garantissent la protection contre la violence et l’égalité de traitement avec les nationaux. La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (articles 4 et 12) ainsi que l’Accord bilatéral de coopération entre le Sénégal et la Mauritanie sur la libre circulation et le traitement équitable des ressortissants sont également mentionnés comme cadres juridiques bafoués.

L’ADHA appelle ainsi les autorités mauritaniennes à diligenter une enquête transparente afin d’identifier les auteurs et de situer les responsabilités. Elle exhorte également les autorités sénégalaises à intensifier leur présence diplomatique et consulaire sur le territoire mauritanien afin d’assurer une protection efficace de leurs ressortissants.

Par ailleurs, l’organisation interpelle les institutions régionales, telles que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) et l’Union africaine (UA), pour qu’elles assurent un suivi rigoureux de la situation et agissent en faveur de la prévention de tout risque d’escalade.

Enfin, l’ADHA invite les structures mauritaniennes de défense des droits humains à documenter les faits de manière rigoureuse et à collaborer avec le Réseau africain des défenseurs des droits humains, dont elle est membre. L’objectif : faire éclater la vérité, garantir la justice aux victimes et prévenir la répétition de telles violations.

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