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Justice

Crise dans la Justice : l’Entente SYTJUST–UNTJ récuse Mamadou Lamine Dianté et dénonce une médiation politisée

La tension monte entre les syndicats des travailleurs de la justice et le président du Haut Conseil du Dialogue Social. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’Entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des Travailleurs de la Justice…

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Crise dans la Justice : l’Entente SYTJUST–UNTJ récuse Mamadou Lamine Dianté et dénonce une médiation politisée

La tension monte entre les syndicats des travailleurs de la justice et le président du Haut Conseil du Dialogue Social. Dans un communiqué au ton particulièrement ferme, l’Entente SYTJUST–UNTJ, qui regroupe le Syndicat des Travailleurs de la Justice (SYTJUST) et l’Union nationale des Travailleurs de la Justice (UNTJ), a annoncé ce vendredi 18 juillet 2025 qu’elle ne reconnaît plus Mamadou Lamine Dianté comme médiateur dans le conflit qui les oppose au gouvernement. En cause : une « posture partisane » et une « instrumentalisation politique » du mouvement de grève.

Les syndicalistes pointent du doigt une intervention télévisée de M. Dianté, jugée inopportune et orientée. « L'objectif unique et manifeste de cette sortie était d'obtenir la suspension du mouvement de grève des travailleurs de la Justice. Ni plus, ni moins », déclarent-ils dans leur communiqué, estimant que le président du Haut Conseil du Dialogue Social a franchi la ligne rouge de la neutralité.

Pour eux, cette sortie médiatique n’est pas un acte isolé. Elle s’inscrit dans une série de comportements jugés partiaux. Ils affirment l’avoir déjà invité à faire preuve de réserve et à ne pas interférer publiquement dans un dossier aussi sensible. Mais selon eux, Mamadou Lamine Dianté a persisté dans une posture biaisée, donnant l’impression de chercher à tirer un avantage politique personnel de cette crise sociale.

L’Entente SYTJUST–UNTJ considère désormais que la médiation conduite par M. Dianté est entachée de « soupçons sérieux de partialité » et que sa récusation « devient non seulement légitime mais nécessaire ». Pour les syndicats, l’impartialité est une condition essentielle à toute tentative de médiation dans un conflit social de cette nature, et le comportement de l’actuel président du Haut Conseil la rend impossible.

Fermes dans leur position, les deux structures syndicales annoncent qu’elles ne le reconnaissent plus en tant que médiateur et demandent au gouvernement de prendre acte formellement de cette récusation. Cette déclaration vient alourdir un climat déjà tendu dans le secteur de la justice, où les grèves paralysent de nombreux services.

Cette affaire risque d’avoir des répercussions au-delà du conflit en cours. Elle pose la question de la place du Haut Conseil du Dialogue Social dans la gestion des crises, et plus largement, celle de la politisation des institutions censées incarner la neutralité et l’arbitrage social. Dans un contexte national où les tensions sectorielles se multiplient, la crédibilité des médiateurs est plus que jamais en jeu.

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