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Le monde / Afrique

Alassane Ouattara officialise sa candidature à la présidentielle de 2025 : entre continuité et controverse

Abidjan, le 29 juillet 2025 – Le président ivoirien Alassane Ouattara a mis fin ce mardi à des mois de spéculations en annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain. À 83 ans, le chef de l’État entend…

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Alassane Ouattara officialise sa candidature à la présidentielle de 2025 : entre continuité et controverse

Abidjan, le 29 juillet 2025 – Le président ivoirien Alassane Ouattara a mis fin ce mardi à des mois de spéculations en annonçant officiellement sa candidature à l’élection présidentielle prévue en octobre prochain. À 83 ans, le chef de l’État entend briguer un quatrième mandat à la tête de la Côte d’Ivoire, invoquant la nécessité d’assurer la continuité dans la stabilité et le développement du pays.

« Je suis candidat, parce que je veux que notre chère Côte d’Ivoire continue de demeurer un pays prospère, en paix et en sécurité », a-t-il déclaré lors d’une allocution télévisée diffusée en direct depuis le palais présidentiel. Une annonce sobre, mais lourde de signification dans un contexte politique tendu.

Au pouvoir depuis 2011, Alassane Ouattara a été réélu en 2015 puis en 2020 dans un climat électoral marqué par des tensions et des contestations. Si ses partisans saluent un leadership qu’ils jugent visionnaire et nécessaire à la stabilité du pays, ses détracteurs dénoncent une « présidence à vie déguisée » et remettent en cause la légitimité d’une nouvelle candidature.

Pour l’opposition, cette décision est perçue comme un coup de force politique. Plusieurs figures de la société civile et des partis d’opposition estiment qu’un nouveau mandat remettrait en question les principes de l’alternance démocratique. « C’est un recul pour notre démocratie. Le président Ouattara avait lui-même annoncé qu’il ne se représenterait pas », rappelle un cadre du PDCI-RDA.

Dans son discours, Alassane Ouattara a insisté sur les acquis de ses mandats précédents : croissance économique soutenue, grands travaux d’infrastructures, renforcement de l’administration publique et investissements dans l’éducation et la santé. Pour lui, la continuité est essentielle face aux défis sécuritaires sous-régionaux et aux incertitudes économiques mondiales.

« Je mesure la lourde responsabilité qui m’incombe. Je ne me présente pas par ambition personnelle, mais pour préserver ce que nous avons bâti ensemble », a-t-il affirmé.

Cette annonce rebat les cartes du jeu politique ivoirien à moins de trois mois du scrutin. Les autres grands partis, notamment le PPA-CI de Laurent Gbagbo et le PDCI-RDA, devront désormais adapter leur stratégie face à un candidat sortant dont l’appareil politique reste redoutablement structuré.

Reste à savoir si cette candidature sera validée sans accroc par le Conseil constitutionnel, et comment la rue ivoirienne réagira dans les semaines à venir. Des manifestations sporadiques ont déjà eu lieu dans certaines localités après les premières rumeurs de candidature.

Alors que la Côte d’Ivoire s’apprête à entrer dans une campagne électorale décisive, les observateurs nationaux et internationaux appellent à la retenue et à un dialogue politique apaisé. Pour nombre d’Ivoiriens, l’essentiel reste la paix, dans un pays encore marqué par les cicatrices de la crise post-électorale de 2010-2011.

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