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Politique

Projet de Loi de Finances Initiale 2026 : Cheikh Diba trace les grandes lignes d’une nouvelle gouvernance budgétaire

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a donné le coup d’envoi officiel de la préparation du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2026 à travers une circulaire rendue publique le 23 juillet dernier. Ce document, relayé par le journal…

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Projet de Loi de Finances Initiale 2026 : Cheikh Diba trace les grandes lignes d’une nouvelle gouvernance budgétaire

Le ministre des Finances et du Budget, Cheikh Diba, a donné le coup d’envoi officiel de la préparation du Projet de Loi de Finances Initiale (PLFI) 2026 à travers une circulaire rendue publique le 23 juillet dernier. Ce document, relayé par le journal Libération, fixe les orientations majeures de la politique budgétaire nationale pour le prochain exercice, dans un contexte marqué par des défis économiques persistants et une volonté affirmée de transformation structurelle.

Face aux urgences économiques et sociales, mais aussi à la nécessité de poursuivre les efforts de rationalisation des finances publiques, le ministre Diba a articulé la stratégie budgétaire 2026 autour de quatre grands piliers :

L’adoption d’une politique fiscale innovante, efficace, efficiente et équitable pour accroître la mobilisation des ressources internes ; La consolidation budgétaire à court terme, dans le cadre de la poursuite de la politique d’assainissement des finances publiques ; Une gestion active et rigoureuse de la dette publique, afin de préserver la soutenabilité budgétaire ; L’intégration des projets structurants de l’Agenda 2050 dans les allocations sectorielles, pour garantir leur financement optimal.

Ces priorités s’inscrivent, selon Cheikh Diba, dans « la continuité et le renforcement des réformes déjà initiées » et visent à « une redistribution plus équitable des fruits de la croissance économique ».

L’un des points saillants de la circulaire ministérielle est l’institutionnalisation de l’évaluation ex-ante obligatoire pour tout projet d’investissement public d’un montant égal ou supérieur à 500 millions de francs CFA. En dessous de ce seuil, les projets devront être justifiés par une note conceptuelle, soumise aux comités de maturation et de sélection des projets, et accompagnée de documents techniques validés.

Avant toute inscription dans le Programme d’Investissements Publics (PIP), chaque projet devra disposer d’une étude de faisabilité complète, validée par un comité spécialisé. Une exigence qui vise à rationaliser les investissements, à éviter les éléphants blancs, et à garantir la pertinence économique et sociale des initiatives financées sur fonds publics.

Autre nouveauté majeure : la circulaire met fin à la reconduction systématique des crédits budgétaires, notamment pour les projets d’investissement. En lieu et place, le ministère réaffirme son engagement dans la budgétisation à base zéro, une méthode exigeant une justification détaillée de chaque dépense projetée.

Les institutions constitutionnelles et les ministères sont ainsi appelés à procéder à une évaluation rigoureuse des besoins, avec obligation de produire une note explicative par activité, catégorie et ligne budgétaire. Ce document devra accompagner les avant-projets de budgets transmis en amont des conférences budgétaires prévues dans les prochaines semaines.

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