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Politique

Moussa Tine met en garde contre les conséquences d’un éventuel divorce politique entre Sonko et Diomaye

Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTVHD, le 10 août 2023, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a lancé un avertissement solennel quant aux risques majeurs qu’engendrerait une rupture politique entre le Premier…

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Moussa Tine met en garde contre les conséquences d’un éventuel divorce politique entre Sonko et Diomaye

Invité de l’émission Face au Jury sur PressAfrikTVHD, le 10 août 2023, le président du parti Alliance Démocratique Pencco, Moussa Tine, a lancé un avertissement solennel quant aux risques majeurs qu’engendrerait une rupture politique entre le Premier ministre Ousmane Sonko et le président de la République Bassirou Diomaye Faye. Selon lui, un tel scénario pourrait plonger le Sénégal dans une zone de turbulences politiques et institutionnelles d’une gravité inédite.

Pour illustrer ses propos, Moussa Tine a rappelé un épisode marquant de l’histoire politique sénégalaise : la crise institutionnelle de décembre 1962 entre le président Léopold Sédar Senghor et son puissant président du Conseil, Mamadou Dia. Ce conflit, qui avait profondément divisé l’exécutif et mis en péril la stabilité du jeune État, avait débouché sur l’emprisonnement de Mamadou Dia et l’instauration d’un régime présidentiel renforcé. À partir de cet épisode, le Sénégal n’a cessé de consolider les prérogatives du chef de l’État, réduisant progressivement tout espace de partage réel du pouvoir exécutif.

L’ancien député, également expert en droit et en science politique, estime que le fonctionnement des institutions sénégalaises place le président de la République au sommet de la pyramide étatique. Il en est, selon lui, la « clé de voûte », garant de la cohésion et du bon fonctionnement de l’État. Dès lors, toute tentative de dualité ou de rivalité au sein de l’exécutif est, d’après Moussa Tine, vouée à l’échec.

L’homme politique a été clair : dans un affrontement au sommet, c’est toujours le président qui finit par l’emporter. « Le président est l’homme fort qui gagne toujours », a-t-il martelé, soulignant ainsi l’importance de préserver l’unité et la collaboration entre Bassirou Diomaye Faye et Ousmane Sonko pour éviter de replonger le pays dans une crise aux conséquences imprévisibles.

Si ce discours se veut un avertissement, il sonne aussi comme un appel à la prudence et à la responsabilité, dans un contexte où le Sénégal, confronté à de multiples défis économiques et sociaux, ne peut se permettre une guerre ouverte au sommet de l’État.

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