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Politique

Masse salariale de l’État : plus de 724 milliards dépensés au premier semestre 2025

Le ministère des Finances et du Budget a publié son rapport d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Le document révèle que la masse salariale de l’État a atteint 724,1 milliards de francs CFA sur les six premiers mois de l’année, soit 48,7…

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Masse salariale de l’État : plus de 724 milliards dépensés au premier semestre 2025

Le ministère des Finances et du Budget a publié son rapport d’exécution budgétaire pour le deuxième trimestre 2025. Le document révèle que la masse salariale de l’État a atteint 724,1 milliards de francs CFA sur les six premiers mois de l’année, soit 48,7 % des crédits ouverts pour l’exercice en cours.

Comparée à la même période en 2024, la masse salariale a enregistré une augmentation de 22,9 milliards de francs CFA, correspondant à une hausse de 3,3 %. Cette progression, bien que modérée, traduit la poursuite de la dynamique d’expansion des effectifs et des revalorisations salariales engagées ces dernières années.

La répartition des dépenses confirme la prédominance des salaires dans la structure des charges de l’État. Ainsi, sur les 724,1 milliards dépensés, 710,1 milliards de francs CFA ont été affectés à la rémunération des salariés, soit 98,1 % du total.

Les dépenses de prestations sociales (pensions d’invalidité, dépenses de santé et capitaux décès) se chiffrent à 14 milliards de francs CFA, représentant 1,9 % du total.

Au 30 juin 2025, l’État employait 188 576 agents, dont 183 549 agents permanents (fonctionnaires et non-fonctionnaires) et 5 027 agents contractuels. Ce volume traduit le poids considérable de la fonction publique dans les finances publiques, dans un contexte où la maîtrise de la masse salariale reste un enjeu majeur de soutenabilité budgétaire.

Avec près de la moitié des crédits déjà consommés à mi-parcours de l’année, le gouvernement devra veiller à maintenir un équilibre entre la nécessaire rémunération de ses agents et la capacité de financement des investissements publics. La soutenabilité de la masse salariale demeure ainsi l’un des chantiers prioritaires de la réforme des finances publiques.

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