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Politique

Anciens ministres toujours en fonction : entre continuité administrative et attente de passation

Bien qu’ils ne fassent plus partie du gouvernement, Ousmane Diagne et Jean-Baptiste Tine continuent d’occuper leur bureau respectif dans l’attente de la passation de service avec leurs successeurs. Une situation qui, selon les observateurs, relève…

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Anciens ministres toujours en fonction : entre continuité administrative et attente de passation

Bien qu’ils ne fassent plus partie du gouvernement, Ousmane Diagne et Jean-Baptiste Tine continuent d’occuper leur bureau respectif dans l’attente de la passation de service avec leurs successeurs. Une situation qui, selon les observateurs, relève davantage de la tradition administrative que d’une obligation légale.

Nommé en remplacement d’Ousmane Diagne à la tête du ministère de la Justice, Yassine Fall n’a pas encore officiellement pris fonction. Même constat du côté du ministère de l’Intérieur où Me Bamba Cissé doit succéder à Jean-Baptiste Tine. En attendant, les deux anciens ministres poursuivent leurs activités quotidiennes, veillant à la gestion des affaires courantes.

«Le ministre Jean-Baptiste vient tous les jours au bureau, comme d’habitude. Il fait le travail comme avant. Il y a une continuité. Tant qu’il n’y a pas de passation de pouvoirs, il en sera ainsi», confie un agent du ministère de l’Intérieur dans les colonnes de L’Observateur. Ses collaborateurs confirment que le ministre est prêt à céder son fauteuil, ayant déjà rangé ses affaires, mais continue de remplir ses obligations «par sens républicain».

Même atmosphère au ministère de la Justice. «Le ministre [Ousmane Diagne] vient tous les jours, de même que le personnel. Il a même demandé à tous les agents et conseillers de venir normalement. Le ministre travaille aux horaires normaux», rapporte une source du journal.

Si la loi n’impose en rien à des ministres démis de leurs fonctions de continuer à se présenter au bureau, la pratique reste ancrée dans la culture administrative sénégalaise. Pathé Ndiaye, ancien directeur du Bureau organisation et méthode (BOM), rappelle : «C’est la tradition et la déontologie administrative qui l’imposent. Bien sûr, le secrétaire général est là pour assurer la continuité, mais dans la limite de ses délégations. Le jour de la passation de service, c’est seulement à ce moment-là qu’ils quittent définitivement leur lieu de travail. Mais dans cet intervalle, ils ne doivent plus prendre de décisions nouvelles.»

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