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Société

Kaolack : Keur Sérigne Bassirou, un village coupé par le manque d’accès

Dans de nombreux villages reculés, l’accès reste un défi quotidien. Pistes impraticables en saison des pluies, manque de moyens de transport… autant d’obstacles qui isolent les populations rurales du reste du pays. Les habitants parlent d’un sentiment…

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Kaolack : Keur Sérigne Bassirou, un village coupé par le manque d’accès

Dans de nombreux villages reculés, l’accès reste un défi quotidien. Pistes impraticables en saison des pluies, manque de moyens de transport… autant d’obstacles qui isolent les populations rurales du reste du pays. Les habitants parlent d’un sentiment d’enclavement, comme si le monde extérieur était à des centaines de kilomètres, alors même que la ville la plus proche se trouve à seulement quelques kilomètres.

C’est le cas de Keur Sérigne Bassirou, situé à 9 kilomètres de Ndoffane Laguèm, dans le département de Kaolack.

Avec ses quelque 300 habitants, le village vit au rythme des saisons. Pourtant, s’y rendre relève parfois du parcours du combattant. Les pistes sablonneuses ou boueuses, selon la période de l’année, compliquent fortement l’accès.

En saison des pluies, la situation devient encore plus critique : les charrettes s’enlisent, les motos glissent et les rares véhicules refusent de s’y aventurer.

« Cet enclavement freine l’écoulement des produits agricoles. Les femmes, principales actrices de la transformation, peinent à vendre leurs récoltes faute de transport. Les malades, eux, doivent parfois parcourir des kilomètres à pied avant de trouver un poste de santé accessible », explique Mamadou Diop, habitant du village.

Un cri du cœur des habitants

Les populations de Keur Sérigne Bassirou lancent un appel pressant aux autorités pour l’aménagement de la route reliant leur localité aux grands axes.

« Nous ne demandons pas grand-chose, seulement une piste praticable toute l’année », insiste une mère de famille.

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