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Politique

Conseil des ministres : des nominations qui interrogent la rigueur de l’État

Comme à l’accoutumée, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé hier à une série de nominations en Conseil des ministres. Mais cette fois-ci, le communiqué officiel a suscité étonnement et critiques, tant certaines désignations…

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Conseil des ministres : des nominations qui interrogent la rigueur de l’État

Comme à l’accoutumée, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé hier à une série de nominations en Conseil des ministres. Mais cette fois-ci, le communiqué officiel a suscité étonnement et critiques, tant certaines désignations semblent révéler des légèretés dans le suivi administratif.

En effet, plusieurs postes ont été officiellement déclarés pourvus « en remplacement » d’agents qui n’y étaient plus depuis plusieurs années. Le cas le plus frappant concerne la Direction de l’Enseignement moyen secondaire général. Le communiqué a annoncé la nomination de Saliou Ndiaye, professeur d’enseignement secondaire et docteur en sciences physiques, en remplacement de Madame Fatimata Ba Diallo. Or, celle-ci avait quitté ses fonctions depuis avril 2021, lors du Conseil des ministres du 28, pour céder la place à Pape Kandji. Aujourd’hui, Mme Diallo travaille à la Confemen.

Une autre incohérence a été relevée à l’Institut national d’éducation et de formation des jeunes aveugles (INEFJA). Le texte officiel mentionne le remplacement de Youssou Faye par Aliou Faye. Pourtant, Youssou Faye n’est plus en poste depuis… juillet 2020 ! Il avait alors été remplacé par Sacoura Guèye. C’est donc un agent parti depuis cinq ans qui a été formellement « remplacé » hier.

Ces maladresses interrogent : quel département ministériel n’a pas correctement fait son travail ? S’agit-il d’une négligence au niveau du ministère de l’Éducation nationale, chargé de transmettre les propositions, ou d’une erreur de relecture du côté du porte-parole du gouvernement ?

Le retard accusé dans la publication du communiqué n’a fait qu’accentuer les soupçons. Traditionnellement rendu public en fin d’après-midi, le document n’a été disponible qu’aux environs de 23h, forçant même la RTS à différer la diffusion de son contenu.

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