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Justice

Enquête de la DIC : Ibrahima Bâ, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, dans le viseur

Selon des informations révélées par L’Observateur, la Division des investigations criminelles (DIC) a ouvert une enquête dans le cadre d’un rapport supplétif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Celle-ci vise…

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Enquête de la DIC : Ibrahima Bâ, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ, dans le viseur

Selon des informations révélées par L’Observateur, la Division des investigations criminelles (DIC) a ouvert une enquête dans le cadre d’un rapport supplétif de la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF). Celle-ci vise directement Ibrahima Bâ, fils de l’ancien Premier ministre Amadou Bâ.

Au cœur de l’affaire : sa participation dans une société immobilière baptisée SCI CTS, montée en partenariat avec Amadou Macky Sall, fils de l’ancien Président de la République. Le rapport de la CENTIF, consulté par L’Observateur, indique qu’Ibrahima Bâ détient 30 % des parts de la société. Les enquêteurs cherchent à déterminer si ces parts ont pu être acquises grâce à des flux financiers suspects, susceptibles de relever de pratiques de blanchiment de capitaux.

La CENTIF évoque, en effet, des transactions dont l’origine et la justification économique n’ont pas encore été établies. Ces zones d’ombre alimentent les soupçons et expliquent l’intérêt particulier des juges d’instruction pour ce dossier.

Toutefois, l’entourage d’Ibrahima Bâ rejette fermement ces accusations. Selon leurs explications, la contribution du fils de l’ancien Premier ministre dans la SCI CTS ne découlerait pas de flux financiers douteux mais d’un terrain acquis en 2008, bien avant l’accession de Macky Sall à la magistrature suprême. Ce terrain aurait été apporté comme participation dans le projet immobilier, présenté comme une initiative personnelle qui n’a finalement jamais abouti.

Une version qui, pour l’instant, ne convainc pas les enquêteurs. Ces derniers estiment que la justification demeure insuffisante et poursuivent leurs investigations afin d’établir la véracité des faits.

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