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Société

Marche du Collectif Rappel à l’Ordre : Thierno Alassane Sall fustige une justice « absente » au Sénégal

La capitale sénégalaise a vibré ce vendredi 19 septembre 2025 au rythme de la marche pacifique organisée par le Collectif Rappel à l’Ordre. Ce mouvement citoyen, né dans un contexte de crispations sociales et politiques, milite pour la défense des libertés…

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Marche du Collectif Rappel à l’Ordre : Thierno Alassane Sall fustige une justice « absente » au Sénégal

La capitale sénégalaise a vibré ce vendredi 19 septembre 2025 au rythme de la marche pacifique organisée par le Collectif Rappel à l’Ordre. Ce mouvement citoyen, né dans un contexte de crispations sociales et politiques, milite pour la défense des libertés fondamentales et le respect de l’État de droit. Parmi les personnalités présentes, la participation de Thierno Alassane Sall, député à l’Assemblée nationale et leader du parti République des Valeurs, a retenu l’attention.

L’ancien ministre a profité de cette tribune pour pointer du doigt ce qu’il considère comme une faillite de l’appareil judiciaire sénégalais. Dans son allocution, il a affirmé avec force qu’« il ne peut y avoir de paix sans justice », rappelant que la stabilité sociale et politique du pays dépend directement de l’impartialité des juges et de leur capacité à rendre des décisions équitables. Il a cité le cas d’Abdou Nguer, envoyé en instruction « sans raison valable », ainsi que celui d’autres personnes détenues qu’il estime arbitrairement privées de liberté.

Revenant sur les crises de 2021 et de 2024, marquées par des manifestations violentes et de profondes contestations sociales, Thierno Alassane Sall a insisté sur le fait qu’elles ne résultaient pas uniquement d’un conflit autour d’un individu ou d’un parti politique, mais traduisaient surtout un ressentiment collectif face à ce qu’il a appelé « l’absence de justice ». Selon lui, ce déficit de confiance dans les institutions judiciaires est l’un des principaux moteurs des tensions persistantes au Sénégal.

Au-delà de la justice, le député a également dénoncé des pratiques qu’il qualifie de « dictatoriales » de la part des dirigeants actuels. Il a notamment pointé le licenciement de travailleurs qu’il juge arbitraire, remplacés, selon lui, par des militants du parti au pouvoir, Pastef. « Des travailleurs, soutiens de famille, ont été licenciés sans motif valable. C’est une violence inacceptable », a-t-il martelé, soulignant que ces décisions ne font qu’aggraver le sentiment d’injustice au sein des populations.

Pour Thierno Alassane Sall, sa présence à cette marche répond à une exigence morale et citoyenne. Il affirme que ce type d’injustices constitue l’une des principales raisons de son engagement aux côtés du Collectif Rappel à l’Ordre. Par ce geste, il veut signifier sa solidarité avec les Sénégalais qui dénoncent une gouvernance jugée autoritaire et qui appellent à un retour aux valeurs fondamentales de l’État de droit.

Cette mobilisation, bien que pacifique, s’inscrit dans une dynamique de contestation qui prend de l’ampleur à travers le pays. Elle illustre le malaise profond d’une partie de la société sénégalaise, qui estime que les institutions, en particulier la justice, ne remplissent plus leur rôle de garant de l’équité et de la paix sociale.

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