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Société

L’affaire Madiambal Diagne : entre interdiction de voyager, convocation et polémique

Le feuilleton autour de Madiambal Diagne, journaliste et patron du groupe Avenir Communication, continue de susciter de vives réactions. Dans la nuit du mardi 23 septembre, il s’était vu interdire de quitter le territoire sénégalais depuis l’Aéroport…

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L’affaire Madiambal Diagne : entre interdiction de voyager, convocation et polémique

Le feuilleton autour de Madiambal Diagne, journaliste et patron du groupe Avenir Communication, continue de susciter de vives réactions. Dans la nuit du mardi 23 septembre, il s’était vu interdire de quitter le territoire sénégalais depuis l’Aéroport international Blaise-Diagne (AIBD), alors qu’il devait embarquer pour la France.

Le lendemain, mercredi 24 septembre à 12 heures, il était convoqué par la Division des investigations criminelles (DIC). Mais le journaliste n’a pas répondu à cette convocation. Le jeudi 25 septembre, il annonce sur son compte X avoir finalement atterri en France, prenant de court autorités et observateurs.

À peine 24 heures après cette annonce, le patron de la DIC a été relevé de ses fonctions, tout comme le chef du commissariat spécial de l’aéroport. Ces limogeages, décidés par le ministre de l’Intérieur, ont été perçus comme des sanctions directes liées à l’affaire.

Dans une tribune publiée dans Le Quotidien, journal qu’il a fondé en 2003, Madiambal Diagne a vivement critiqué ces décisions qu’il qualifie de « mesures spectaculaires ». « Le limogeage du commissaire de police de l’aéroport, qui, pourtant, a fait montre d’un certain zèle au profit de sa hiérarchie, apparaît simplement comme du spectacle. De la même façon, le limogeage du commissaire chef de la Division des investigations criminelles est tout aussi étonnant », a-t-il écrit.

Le ministère de l’Intérieur, dans un communiqué, a affirmé que Madiambal Diagne faisait l’objet d’un avis de recherches et d’interpellation, ainsi que d’une opposition de sortie du territoire national « délivrés par une autorité judiciaire compétente ».

Mais le journaliste réfute cette version. Selon lui, aucune décision judiciaire ne le visait : « Si tel était le cas, j’aurais été arrêté depuis plusieurs jours à mon domicile, donc bien avant même d’envisager de voyager », fait-il valoir. Il ajoute que, même à l’aéroport, il n’aurait pas pu franchir les contrôles sans être appréhendé.

Cette affaire, mêlant justice, sécurité et liberté de la presse, reste entourée de zones d’ombre. Comment Madiambal Diagne a-t-il pu quitter le territoire malgré une opposition supposée à sa sortie ? Les limogeages au sein de la police sont-ils le signe de dysfonctionnements internes ou de tensions politiques plus profondes ?

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