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Politique

Procès en diffamation : Pape Mahawa Diouf face à l’Aser devant le tribunal des flagrants délits

Le procès opposant Pape Mahawa Diouf à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) s’est ouvert ce lundi 6 octobre devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. L’ancien directeur de la Communication de la présidence de la République, devenu…

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Procès en diffamation : Pape Mahawa Diouf face à l’Aser devant le tribunal des flagrants délits

Le procès opposant Pape Mahawa Diouf à l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (Aser) s’est ouvert ce lundi 6 octobre devant le tribunal des flagrants délits de Dakar. L’ancien directeur de la Communication de la présidence de la République, devenu opposant, est poursuivi pour diffamation à la suite de déclarations publiques jugées attentatoires à la réputation de l’agence.

Face au juge, Pape Mahawa Diouf a tenu à s’expliquer longuement sur les propos qui lui valent aujourd’hui des poursuites judiciaires. Dans une déclaration mesurée mais ferme, il a assumé le contexte politique de ses affirmations, tout en niant toute intention de diffamer l’institution. « C’est un scandale qui mérite qu’on fasse la lumière. C’est sur la place publique depuis un an. J’étais dans un débat politique passionné », a-t-il déclaré. Il a précisé qu’il n’avait accusé personne directement de détournement de fonds, mais qu’il avait simplement « commenté une actualité largement évoquée dans l’espace public ».

Pape Mahawa Diouf a rappelé que d’autres personnalités, dont l’ancien ministre Thierno Alassane Sall, s’étaient déjà exprimées sur le même sujet avant lui. « Si on ne peut pas parler de détournement, alors c’est un montant qui a disparu », a-t-il soutenu, estimant qu’il s’agissait d’un débat d’intérêt général. Tout en affirmant n’avoir « pas fauté », il a toutefois fait preuve d’une certaine ouverture en déclarant : « Si mes propos ont pu heurter, je peux les retirer, mais je ne les regrette pas. »

Le ministère public, pour sa part, a estimé que les propos du prévenu avaient clairement porté atteinte à l’honneur et à la crédibilité de l’Aser. Le procureur de la République a requis à son encontre une peine de six mois d’emprisonnement, dont trois mois ferme, assortie d’une amende de 100 000 F CFA.

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