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Justice

ÈRE SONKO-DIOMAYE : Une justice à deux vitesses ?

Sous le régime du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko, la question de l’impartialité de la justice sénégalaise refait surface avec acuité. Deux « influenceurs du Projet », Lamignou Darou et Boy Dakar,…

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ÈRE SONKO-DIOMAYE : Une justice à deux vitesses ?

Sous le régime du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et du Premier ministre, Ousmane Sonko, la question de l’impartialité de la justice sénégalaise refait surface avec acuité. Deux « influenceurs du Projet », Lamignou Darou et Boy Dakar, ont été récemment placés sous mandat de dépôt et vont être jugés ce mercredi 8 octobre 2025, en flagrant délit.
La rapidité de la procédure intrigue, surtout lorsqu’on la compare à celle réservée à d’autres figures, connues pour leur hostilité envers le « Projet », mais dont les dossiers stagnent dans les circuits judiciaires. Badara Gadiaga, qui totalise déjà quatre-vingt-dix (90) jours derrière les barreaux, en est une illustration. Tout comme Assane Diouf et Abdou Nguer, eux aussi, interpellés pour des propos tenus sur des médias traditionnels ou sur les réseaux sociaux, mais dont les affaires ont été confiées à l’instruction, rallongeant d’autant leur détention préventive.
Un contraste qui rappelle d’autres épisodes précédents. Azoura Fall, par exemple, avait copieusement insulté l’ancien chef de l’État, Macky Sall. Ses avocats avaient plaidé la folie, lui permettant d’éviter la prison. Une issue d’autant plus surprenante que le jeune homme apparaissait régulièrement aux côtés du chef du Gouvernement, dirigeait une équipe digitale en faveur de Pastef et s’affichait au volant de voitures de luxe.
Dans le même registre, le cas de Ngoné Saliou Diop, chroniqueuse du « Projet », continue de susciter la polémique. Ses propos jugés ethnicistes envers la communauté « hal pulaar » ont provoqué la colère d’associations et donné lieu à plusieurs plaintes. Pourtant, après une simple audition à la Division de la Cybersécurité (DSC), elle a été relâchée sans suite.
Pendant ce temps, d’autres personnes issues de l’ancien camp présidentiel, telles Farba Ngom - gravement malade -, et Lat Diop, dont le corrupteur présumé, hume tranquillement l’air frais, subissent une rigueur judiciaire manifeste.
Dernièrement, Pape Mahawa Diouf, cadre de l’APR, a été également mis en détention, en attente du verdict dans son procès pour diffamation contre le directeur général de l’Agence sénégalaise d’électrification rurale (ASER), Jean Michel Sène.
Dans une République qui s’est longtemps enorgueillie de la solidité de ses institutions, cette impression de déséquilibre interroge. Faut-il désormais croire que la prison, sous l’ère Sonko-Diomaye, n’est faite que pour les « anti-Pastef » ?

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