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Société

Maïmouna Ndour Faye raconte les coulisses de sa garde à vue : « Ce n’était pas une situation traumatisante pour moi »

Après la libération du journaliste Babacar Fall, c’est au tour de Maïmouna Ndour Faye de recouvrer la liberté. La patronne de la 7TV, arrêtée à la suite de la diffusion d’une interview accordée à Madiambal Diagne, est revenue sur ses 48 heures passées en…

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Maïmouna Ndour Faye raconte les coulisses de sa garde à vue : « Ce n’était pas une situation traumatisante pour moi »

Après la libération du journaliste Babacar Fall, c’est au tour de Maïmouna Ndour Faye de recouvrer la liberté. La patronne de la 7TV, arrêtée à la suite de la diffusion d’une interview accordée à Madiambal Diagne, est revenue sur ses 48 heures passées en garde à vue. Dans un entretien exclusif accordé au journal L’Observateur, la journaliste a détaillé les circonstances de son interpellation et les conditions dans lesquelles elle a été conduite à la gendarmerie.

Tout a commencé peu après la diffusion de l’émission incriminée. « J’avais terminé l’enregistrement et lancé l’affiche pour la diffusion, puis j’ai quitté la télévision. C’est alors que mes agents m’ont informée que la gendarmerie avait investi les lieux et demandé l’interruption du programme », raconte Maïmouna Ndour Faye. Alertée par son équipe, elle décide de revenir sur place, sans se douter de l’ampleur de l’opération en cours.

À son arrivée, la journaliste dit avoir été surprise par la manière dont les gendarmes ont procédé. « Ils ont voulu me forcer à monter dans leur véhicule alors que je leur demandais simplement le temps de me changer, car j’étais en tailleur et en chaussures à talons », confie-t-elle. Devant son refus, les agents ont d’abord insisté avant de finalement accepter qu’elle se change avant de les suivre.

Maïmouna Ndour Faye dénonce la disproportion des moyens déployés pour son interpellation. « Ils étaient venus en nombre, bien équipés, comme pour arrêter un cartel. C’était indigne d’une démocratie. Ça m’a mise hors de moi », déplore-t-elle. Selon elle, la méthode employée ne se justifiait en rien, d’autant plus qu’elle n’avait jamais manifesté la moindre volonté de se soustraire à la justice.

Son audition a débuté à deux heures du matin, en présence de ses avocats, et s’est achevée vers quatre heures. Elle révèle qu’un changement de ton s’est produit en pleine nuit : « La convocation était pratiquement déjà prête. Mais, une trentaine de minutes plus tard, ils m’ont notifié une garde à vue de 48 heures. »

Malgré la brutalité de cette décision, la directrice de 7TV affirme avoir gardé son sang-froid. « Bizarrement, j’étais psychologiquement préparée. C’est une situation qui ne m’a pas ébranlée, ni surprise. Ce n’est pas une situation traumatisante pour moi », déclare-t-elle avec assurance.

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