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Politique

Thierno Alassane Sall alerte sur le risque d’embrasement régional lié à la crise malienne

Le député et ancien ministre Thierno Alassane Sall a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali, qu’il juge particulièrement préoccupante pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans une tribune publiée sur…

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Thierno Alassane Sall alerte sur le risque d’embrasement régional lié à la crise malienne

Le député et ancien ministre Thierno Alassane Sall a tiré la sonnette d’alarme sur la dégradation rapide de la situation sécuritaire au Mali, qu’il juge particulièrement préoccupante pour la stabilité de l’Afrique de l’Ouest. Dans une tribune publiée sur le réseau social X (ex-Twitter), l’homme politique sénégalais met en garde contre les conséquences régionales d’un possible effondrement de l’État malien, appelant à une réaction urgente des pays voisins, notamment du Sénégal.

Selon Thierno Alassane Sall, le Mali se trouve aujourd’hui à un tournant critique. Il estime que le régime en place à Bamako « a épuisé toutes ses cartouches » et ne dispose plus des moyens nécessaires pour endiguer la progression des groupes armés, en particulier du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), affilié à Al-Qaïda. « Si le Mali venait à tomber entre les mains des rebelles, ce seraient des factions djihadistes rivales qui s’affronteraient dans des guerres interminables. La contagion à d’autres pays de la sous-région serait difficile à éviter, en tout cas au prix d’un virage sécuritaire qui ruinerait toute perspective de développement économique pour des décennies », a-t-il prévenu.

L’ancien ministre de l’Énergie insiste sur l’urgence d’une mobilisation concertée des États ouest-africains afin d’éviter un effet domino. Il appelle particulièrement le Sénégal à « prendre l’initiative », estimant que le pays se trouve « tout près de l’épicentre du cataclysme ». Pour lui, Dakar doit jouer un rôle moteur dans la mise en place d’une stratégie régionale de prévention et de stabilisation, avant que la crise malienne ne déborde ses frontières.

Thierno Alassane Sall attire également l’attention sur les conséquences économiques et humanitaires qu’un effondrement du Mali pourrait engendrer. Il évoque le risque d’un afflux massif de réfugiés vers les pays voisins, la pression accrue sur les infrastructures sénégalaises — notamment le port de Dakar —, ainsi que la perturbation des échanges commerciaux dans toute la sous-région. À cela s’ajoute, selon lui, la montée probable de l’insécurité à la frontière orientale du Sénégal, qui pourrait devenir une zone de transit ou de repli pour des groupes armés.

Au-delà de l’aspect strictement sécuritaire, le député établit un parallèle entre la crise malienne et les dérives qu’il observe dans la gouvernance sénégalaise. Il dénonce « l’aveuglement » du pouvoir en place, qu’il accuse de sous-estimer la gravité des menaces extérieures et de fragiliser la résilience nationale. « Rarement le Sénégal n’a été aussi exposé », affirme-t-il, estimant qu’une vigilance accrue et un dialogue politique sincère sont indispensables pour préserver la stabilité du pays.

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