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Politique

Arrestation de journalistes : Me Moussa Diop dénonce une “atteinte grave” à la liberté de la presse

Les interpellations des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique sénégalaise. Invité de l’émission Le Grand Jury ce dimanche 2 novembre sur la RFM,…

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Arrestation de journalistes : Me Moussa Diop dénonce une “atteinte grave” à la liberté de la presse

Les interpellations des journalistes Maïmouna Ndour Faye et Babacar Fall continuent de susciter de vives réactions au sein de la classe politique et de l’opinion publique sénégalaise. Invité de l’émission Le Grand Jury ce dimanche 2 novembre sur la RFM, l’avocat et leader du parti Alternative Générationnelle/Jotna (AG/Jotna), Me Moussa Diop, a exprimé son indignation face à ce qu’il qualifie d’« atteinte inacceptable à la liberté de la presse ».

« Ce qui s’est passé dépasse l’entendement. On a franchi le rubicond », a déclaré Me Diop, manifestement outré par ces arrestations qu’il juge « incompréhensibles ». Selon lui, le gouvernement doit impérativement revoir sa manière de gérer les rapports avec la presse, en privilégiant le dialogue et la retenue plutôt que la répression. « Je demande au régime actuel d’avoir de la retenue et de laisser les journalistes faire leur travail en toute responsabilité », a-t-il lancé, dénonçant une dérive qui menace, selon lui, les acquis démocratiques du pays.

L’ancien directeur général de Dakar Dem Dikk a condamné « avec la plus grande fermeté » ces interpellations qu’il estime contraires aux principes fondamentaux de l’État de droit. Pour Me Diop, il est inacceptable de criminaliser le travail journalistique sous prétexte d’entretiens ou de publications. « Aucun texte n’interdit à un journaliste de faire un entretien avec quelqu’un qui est recherché ou sous le coup d’un mandat d’arrêt », a-t-il martelé, rappelant que le rôle du journaliste est d’informer, quelles que soient les circonstances.

Cette affaire, qui intervient dans un contexte de tension entre le pouvoir et une partie de la presse, continue d’alimenter le débat national sur la liberté d’expression et le respect des droits des journalistes au Sénégal. De nombreux acteurs politiques, syndicaux et de la société civile appellent à la libération sans condition des journalistes concernés et à une réforme en profondeur des relations entre les autorités et les médias.

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