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Politique

Doudou Ka répond aux accusations de « dette cachée » d’Ousmane Sonko

L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Doudou Ka, a réagi avec fermeté aux récentes accusations formulées par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’existence d’une prétendue « dette cachée ». Ces déclarations avaient été…

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Doudou Ka répond aux accusations de « dette cachée » d’Ousmane Sonko

L’ancien ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Doudou Ka, a réagi avec fermeté aux récentes accusations formulées par le Premier ministre Ousmane Sonko concernant l’existence d’une prétendue « dette cachée ». Ces déclarations avaient été faites lors du Téra-Meeting du PASTEF ce week-end, et avaient suscité un vif émoi dans le débat public sur la gestion des finances publiques.

Selon Doudou Ka, la dette publique du Sénégal ne peut en aucun cas être dissimulée. Dans une mise au point circonstanciée, il a dénoncé ce qu’il considère comme une interprétation erronée des chiffres officiels de l’endettement national. L’ancien ministre a précisé que les nouvelles autorités ont introduit, de manière « souveraine et unilatérale », des éléments qui n’étaient pas auparavant pris en compte dans le calcul de la dette publique. Il cite notamment les opérations de trésorerie réalisées avec les banques locales ainsi que les dettes contingentes des sociétés nationales autonomes.

Pour Doudou Ka, cette réévaluation des comptes ne doit pas être assimilée à une dette dissimulée. Il insiste sur la nécessité de distinguer clairement entre la dette réelle contractée par l’État et les ajustements méthodologiques récemment introduits. L’ancien ministre réfute toute responsabilité de l’ancien régime dans cette nouvelle approche comptable, soulignant que l’évolution de la méthodologie ne peut être imputée aux administrations précédentes.

Cette réaction s’inscrit dans un contexte de tensions accrues entre le gouvernement et l’opposition sur la question de la transparence financière et de la gestion de la dette publique. Lors de son meeting, Ousmane Sonko avait en effet soutenu l’existence d’une « dette cachée » et appelé à des mesures judiciaires contre ceux qui, selon lui, « nient son existence », accentuant ainsi la polarisation du débat politique.

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