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Politique

Absence remarquée d’Ousmane Sonko au Conseil des ministres : entre surprise, flou administratif et spéculations politiques

L’absence du Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres tenu hier, mercredi 12 novembre 2025, a suscité une vague d’interrogations au sein du gouvernement et au-delà. Selon des informations exclusives rapportées par L’Observateur, cette…

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Absence remarquée d’Ousmane Sonko au Conseil des ministres : entre surprise, flou administratif et spéculations politiques

L’absence du Premier ministre Ousmane Sonko lors du Conseil des ministres tenu hier, mercredi 12 novembre 2025, a suscité une vague d’interrogations au sein du gouvernement et au-delà. Selon des informations exclusives rapportées par L’Observateur, cette défection inattendue a pris de court plusieurs membres du Conseil, habitués à la présence assidue du chef du gouvernement aux côtés du président Bassirou Diomaye Faye.

Deux jours auparavant, lors de la célébration de la Journée des Forces armées, le duo exécutif affichait pourtant une parfaite entente et une cohésion apparente. Rien ne laissait donc présager une absence du Premier ministre, d’autant plus que sa communication figurait expressément à l’ordre du jour transmis par le Secrétariat général du gouvernement aux différents ministres. Au moment de la séance, c’est avec étonnement que beaucoup ont constaté le fauteuil vide de M. Sonko, sans explication officielle.

Selon les sources du journal, c’est en pleine réunion que plusieurs ministres ont appris que le Premier ministre avait prolongé ses congés. Cette situation, jugée inhabituelle dans les cercles du pouvoir, a d’autant plus surpris qu’aucune note administrative, ni message protocolaire, n’avait été diffusé pour notifier cette prolongation. En fin de journée, plusieurs médias ont fait état de la désignation de la ministre de la Justice, Yassine Fall, pour assurer l’intérim à la Primature. Mais, après vérification, L’Observateur n’a trouvé aucune trace d’un acte officiel allant dans ce sens.

En effet, ni décret présidentiel ni arrêté administratif ne figurent dans les registres habituels du gouvernement ou dans le communiqué officiel du Conseil des ministres. De plus, aucune mention d’une délégation de pouvoirs — pourtant indispensable dans un tel cas — n’a été enregistrée. Les investigations menées auprès de la Primature, du ministère de la Justice et de la Présidence sont restées sans suite, entretenant le flou sur la réalité administrative de cette supposée mesure d’intérim.

Face à cette opacité, plusieurs hypothèses circulent. Certaines sources proches du gouvernement évoquent un retour du Premier ministre autour du 21 novembre, sans qu’aucune confirmation officielle n’ait été donnée. Ce silence institutionnel nourrit ainsi les spéculations : s’agit-il d’une simple prolongation de congés décidée à la dernière minute, d’un geste politique réfléchi, ou du signe d’un malaise plus profond au sein de l’exécutif ?

Conscient de la tournure prise par les rumeurs, le président Bassirou Diomaye Faye a tenu, au cours de la réunion du Conseil, à mettre fin aux insinuations faisant état de tensions au sommet de l’État. Selon nos informations, le chef de l’État a fermement démenti toute manœuvre politique visant à créer une fracture entre lui et son Premier ministre, rappelant la solidité du tandem qu’ils forment depuis leur arrivée au pouvoir.

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