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Le monde / Afrique

Mali : un protocole d’accord pour désamorcer la crise du carburant

Le Mali traverse depuis plusieurs semaines une crise sévère d’approvisionnement en carburant, provoquée notamment par des attaques terroristes ciblant les camions-citernes acheminant les produits pétroliers vers les centres de distribution. Ces assauts…

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Mali : un protocole d’accord pour désamorcer la crise du carburant

Le Mali traverse depuis plusieurs semaines une crise sévère d’approvisionnement en carburant, provoquée notamment par des attaques terroristes ciblant les camions-citernes acheminant les produits pétroliers vers les centres de distribution. Ces assauts répétés ont désorganisé la chaîne logistique, entraînant des ruptures d’approvisionnement, des pénuries ponctuelles et des files d’attente interminables dans les stations-service à Bamako comme à l’intérieur du pays.

Malgré ces perturbations, les autorités semblent, ces derniers jours, être parvenues à atténuer les effets les plus visibles de la crise. Elles poursuivent simultanément leurs efforts pour restaurer durablement la fluidité du marché des hydrocarbures. C’est dans cette perspective que le ministre de l’Industrie et du Commerce, Moussa Alassane Diallo, a conclu un protocole d’accord majeur avec le Groupement Malien des Professionnels du Pétrole (GMPP) et le Groupement Professionnel des Pétroliers (GPP).

L’accord vise avant tout à accélérer le traitement administratif des cargaisons dès leur arrivée au Bureau des Produits Pétroliers. Jusqu’ici, les formalités douanières et commerciales pouvaient prendre plusieurs jours, aggravant les retards dans la distribution. Désormais, les camions-citernes devront être déclarés dans un délai maximal de vingt-quatre heures à compter de leur arrivée.

Ce délai sera strictement appliqué. Si les importateurs ne procèdent pas aux déclarations dans les temps, la Direction générale des Douanes et la Direction générale du Commerce, de la Consommation et de la Concurrence auront la latitude d’intervenir directement. Elles pourront alors vendre et distribuer les hydrocarbures, les recettes étant reversées aux importateurs par la suite. Il s’agit d’une mesure exceptionnelle, justifiée par l’urgence de rétablir la disponibilité du carburant sur l’ensemble du territoire.

Les autorités maliennes espèrent que cette procédure accélérée permettra de réduire significativement les files interminables observées dans les stations-service, tout en limitant l’impact logistique des menaces sécuritaires qui pèsent sur le transport des produits pétroliers. En donnant plus de réactivité à l’administration et en allégeant les contraintes bureaucratiques, le gouvernement entend renforcer la résilience d’une chaîne d’approvisionnement fragilisée, mais indispensable au fonctionnement de l’économie nationale.

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