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Société

Crise universitaire : l’APR dénonce une situation « explosive » et accuse le pouvoir en place

Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) a publié, ce 4 décembre 2025, une déclaration dans laquelle il alerte sur la situation tendue qui paralyse les universités publiques du Sénégal depuis plusieurs semaines. Le…

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Crise universitaire : l’APR dénonce une situation « explosive » et accuse le pouvoir en place

Le Secrétariat exécutif national (SEN) de l’Alliance pour la République (APR) a publié, ce 4 décembre 2025, une déclaration dans laquelle il alerte sur la situation tendue qui paralyse les universités publiques du Sénégal depuis plusieurs semaines. Le parti d’opposition pointe un climat jugé « explosif », marqué par des mouvements de contestation estudiantine, des blocages pédagogiques et des heurts récurrents sur les campus.

Selon l’APR, cette atmosphère délétère contraste fortement avec les acquis enregistrés durant les années de gouvernance de l’ancien président Macky Sall. Le parti rappelle qu’au cours de cette période, plusieurs mesures avaient été prises « au bénéfice de la communauté universitaire ». Il cite notamment la revalorisation des salaires des enseignants-chercheurs et du personnel administratif et technique (PATS), l’augmentation des bourses étudiantes, la construction de nouveaux pavillons universitaires, ainsi que le maintien d’un soutien substantiel aux tickets des restaurants universitaires. À en croire l’APR, ces avancées avaient permis de réduire durablement les foyers de tensions dans le secteur de l’enseignement supérieur.

Le parti situe l’origine des troubles actuels dans la question sensible des bourses non versées, un sujet qui, selon lui, avait autrefois constitué un axe central de communication pour l’actuelle majorité lorsqu’elle était dans l’opposition. L’APR accuse le Pastef et ses alliés de s’être reniés, trahissant des promesses qui avaient contribué à rallier une partie importante de la jeunesse. Pour le parti fondé par Macky Sall, cette rupture entre discours passé et pratiques actuelles alimente la colère des étudiants, exacerbant un malaise déjà profond.

Dans sa déclaration, l’APR dénonce également ce qu’il qualifie de « répression brutale » exercée contre les étudiants mobilisés. Le parti rappelle que l’inviolabilité des espaces académiques est consacrée par la loi 94-79 relative aux franchises universitaires, et affirme que l’université devrait rester un sanctuaire de liberté intellectuelle, de recherche et de dialogue, plutôt qu’un terrain d’affrontements entre forces de sécurité et étudiants. Pour l’APR, les scènes de violences observées ces derniers jours constituent une dérive dangereuse et portent atteinte à l’esprit même de l’institution universitaire.

Le SEN de l’APR se positionne ouvertement aux côtés des étudiants et dit soutenir la légitimité de leurs revendications. Le parti exige de l’État le paiement « immédiat et sans condition » des bourses et allocations en souffrance, tout en appelant à l’arrêt des opérations sécuritaires « violentes » dans les campus. Selon ses responsables, l’urgence est de rétablir l’apaisement et de renouer avec un dialogue sincère entre autorités, étudiants et acteurs de la communauté universitaire.

Pour l’APR, la crise universitaire n’est en réalité qu’un révélateur d’une crise sociale beaucoup plus large. Le parti évoque les tensions croissantes dans les secteurs de la santé, de l’enseignement, ainsi que dans d’autres domaines de la vie nationale. Il estime que la multiplication de ces foyers de contestation illustre « la gravité de la crise » qui toucherait actuellement le pays, mettant à mal la stabilité sociale et économique.

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