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Société

À Koungheul, la filière arachidière interpelle le nouveau pouvoir à la veille du discours présidentiel

À la veille du discours à la Nation du président Bassirou Diomaye Faye, la filière arachidière, pilier de l’économie rurale sénégalaise, fait entendre sa voix depuis Koungheul. À travers l’agriculteur et acteur du développement local Pape Médoune Seck,…

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À Koungheul, la filière arachidière interpelle le nouveau pouvoir à la veille du discours présidentiel

À la veille du discours à la Nation du président Bassirou Diomaye Faye, la filière arachidière, pilier de l’économie rurale sénégalaise, fait entendre sa voix depuis Koungheul. À travers l’agriculteur et acteur du développement local Pape Médoune Seck, c’est l’ensemble du monde rural qui appelle à une refondation urgente des mécanismes de commercialisation de l’arachide.

Parmi les principales préoccupations exprimées figure la faible implication des industries de transformation locales. L’absence répétée de structures telles que la CAIT et COPEOL lors des deux dernières campagnes de commercialisation est perçue comme un dysfonctionnement majeur, fragilisant les producteurs et alimentant une instabilité persistante des prix.

Autre point sensible : la taxe de 40 francs CFA appliquée à l’exportation de l’arachide. Jugée contre-productive par les acteurs du secteur, cette ponction est accusée de réduire la compétitivité des opérateurs et d’impacter directement les revenus des producteurs, déjà confrontés à une hausse généralisée des charges agricoles.

La question du financement demeure également centrale. Les retards de paiement des opérateurs, tout comme les arriérés dus aux fournisseurs d’intrants agricoles (engrais et semences), compromettent sérieusement la préparation des prochaines campagnes. Pour Pape Médoune Seck, la mise en place de mécanismes de paiement rapides, voire anticipés, apparaît comme une condition indispensable à une relance durable de la production.

À travers ces revendications, Koungheul met en lumière des défis structurels qui dépassent le cadre local. À quelques heures du discours présidentiel, le monde rural espère des signaux forts en faveur d’une gouvernance agricole plus efficace, capable de restaurer la confiance et de sécuriser l’avenir de la principale culture de rente du Sénégal.

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