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Politique

Cheikh Yérim Seck : « Une rupture entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko serait politiquement contre-productive »

L’analyste politique et journaliste Cheikh Yérim Seck estime que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, ont un intérêt stratégique commun à maintenir leur collaboration au sommet de l’État. S’exprimant…

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Cheikh Yérim Seck : « Une rupture entre Diomaye Faye et Ousmane Sonko serait politiquement contre-productive »

L’analyste politique et journaliste Cheikh Yérim Seck estime que le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, et son Premier ministre, Ousmane Sonko, ont un intérêt stratégique commun à maintenir leur collaboration au sommet de l’État. S’exprimant sur le plateau de 7TV, il a soutenu que toute rupture entre les deux hommes serait non seulement préjudiciable, mais également politiquement contre-productive pour chacun d’eux.

Selon Cheikh Yérim Seck, l’équilibre actuel du pouvoir repose sur une forme de complémentarité entre le chef de l’État et son Premier ministre, dans un contexte politique sénégalais encore marqué par une phase de recomposition. « C’est dans leur intérêt », a-t-il affirmé sans détour, avant d’ajouter qu’« une rupture n’arrange ni Sonko ni Diomaye ». Pour l’analyste, la stabilité de l’exécutif dépend largement de cette entente, qui permet à la fois de consolider l’autorité présidentielle et de préserver la cohésion de la majorité issue de la dynamique politique récente.

Abordant la question de la coalition DiomayePrésident, Cheikh Yérim Seck a toutefois exprimé des réserves quant à la capacité du président Bassirou Diomaye Faye à gouverner durablement sans s’appuyer sur un appareil politique solide et structuré. À ses yeux, cette faiblesse organisationnelle constitue un véritable défi pour le chef de l’État. « Ce sera très difficile pour le président Bassirou Diomaye Faye de gouverner sans appareil politique. Il n’a plus d’espace au sein de Pastef », a-t-il déclaré, soulignant ainsi les contraintes partisanes et institutionnelles auxquelles le président pourrait être confronté à moyen et long terme.

L’analyste s’est également penché sur le rôle confié à Aminata Touré au sein de la coalition présidentielle. Contrairement à certaines perceptions, il estime que l’ancienne Première ministre n’a pas été investie de la direction politique pleine et entière de la coalition. « La coalition n’est pas confiée à Aminata Touré. Elle est désignée superviseur en attendant que l’appareil prenne forme », a précisé Cheikh Yérim Seck, laissant entendre que cette fonction demeure transitoire et limitée dans son champ d’action.

Enfin, évoquant l’hypothèse d’un élargissement de la majorité présidentielle à d’autres formations politiques telles que le Parti démocratique sénégalais (PDS) ou l’Alliance pour la République (APR), Cheikh Yérim Seck a émis des doutes sur la capacité d’Aminata Touré à mener une telle ouverture. Selon lui, si le président Bassirou Diomaye Faye souhaite réellement engager une stratégie de rassemblement avec ces forces politiques traditionnelles, il devra s’appuyer sur une autre personnalité. « Parce que si le chef de l’État veut vraiment s’ouvrir à des forces politiques comme le PDS ou l’APR, ce n’est pas Aminata Touré qui pourra réussir cette mission », a-t-il conclu, soulignant les enjeux délicats d’un éventuel élargissement de la majorité présidentielle.

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